Nalec

Role play Nalec de Pilmaldur chef des Flammes du Phénix
 
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 Nalec de Pilmaldur

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Nalec
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MessageSujet: Nalec de Pilmaldur   Dim 26 Aoû - 19:13

Nalec était un né homme, d'une famille plutot aisé, qui travaillait comme charpentier de père en fils. Mais comme partout, la guerre frappa, et ainsi le voici entrainé dans le chemin qui devait le conduire jusqu'à son destin. Son père dut créer des lances, mais lui n'ayant aucun savoir dans ce métier, étant beaucoup trop jeune, fut enrolé comme soldat malgré son jeune age. La bataille à laquelle il assista fut là seule qu'il connut de sa vie d'homme, car c'est ici que la mort le prit. Pour un temps du moins.

Le gout du sang sur les lèvres, un rale rauque et guturale, et enfin il chuta, blessé à mort. Mais alors, ce qu'il pensait être sa dernière vision, vint à lui. Il vit un Phoénix,flamboyant, lumineux, magnifique, de toute beauté. Il le contempla, sans se soucier de la mort, tellement sa beauté et son élégance le subjuguait. Et la vie lui fut redonné, et la mort elle même, dut faire demi-tour. Il était revenu à la vie, transformé en elfe, car comme il devait l'apprendre plus tard, seuls les êtres immortels peuvent recevoir la Flamme du Phénix. Cette flamme lui avait été confiée sous la forme d'une épée, pour d'autres ce fut sous la forme d'une armure, d'autres encore celui d'un bijoux, et jamais ils ne devaient s'en séparer, sinon ils mourraient. La flamme du Phoénix donnait à son possesseur deux cadeaux divins, le premier était de renaitre de ces cendres, lorsque celui-ci mourrait, et le deuxième était un don particulier.

Nalec lui reçut le don de voler, malheureusement son esprit de mortel, ne lui permettaient guère d'apprendre la magie, et bien qu'il vécut par la suite avec des elfes pendant de nombreux siècles, il ne pouvait léviter à un mètre du sol sans grand effort. Et pourtant son rève était de parcourir les cieux, afin de retrouver celui qui lui avait rendu la vie et l'espoir. Le destin des mortels est de mourir, et bien qu'il ait été détourné de son destin, Nalec ne put jamais devenir totalement un elfe, le monde des hommes l'attirait toujours. Ainsi bien que les années passassent sur lui, il ne grandissait pas en beauté comme les autres elfes, il ne savait pas faire de la musique comme le font les elfes dont la langue elle-même est une douce mélodie.

Et avec le temps et à force de guerre, le gout du sang finit même par l'atteindre. L'épée du phénix qu'il portait, fut tachée de sang. Il se rendit compte de sa corruption, de la vilainie que le prenait, et il quitta sa demeure où la guerre était omniprésente afin d'échapper à tout ceci et de sauver son âme, chose vaine.De retour dans son royaume, il ne raconta jamais son histoire, à personne, pourtant celle-ci est retranscrite ici, afin que l'on se souvienne de son nom, lorsqu'à nouveau il tombera sous l'épée, ou lorsque son coeur défaillera face au mal.

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Nalec de Pilmaldur
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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Dim 26 Aoû - 19:13

Il est dit que Nalec s'était troublé au départ de son ancien pays nommé Teliarok. En cette terre, il avait pris le gout de la guerre et était devenu lui même sanguinaire. Fin stratège, il utilisait toutes les tactiques, même les plus fourbes, pour atteindre ses objectifs. La Flamme du Phénix brulait en lui, et après sa transformation en elfe, il s'était interrogé sur l'oiseau légendaire.

Pour lui le Phénix représentait force, bonté d'ame, et pureté. Il se devait à présent de forger le monde à cette image, et dans cette voie, il donna à chacun de ses compagnons d'armes, une étincelle de la flamme du Phénix. Ainsi, tous ses compagnons reçurent également l'immortalité, et un don particulier, et chacun respecta les idéaux de Nalec. Les Flammes du Phénix répandirent cette étique d'honneur, de courage, et de partage. Mais un jour, ils furent vaincus, et Nalec fut corrompu par la haine et la tristesse. Alors l'elfe abandonna cette terre maudite, et rejoignit un temps les elfes de ce monde, pour se débarasser du mal qui l'habitait.

Au fil des siècles, il ressembla de plus en plus aux elfes, dans leur comportement et dans leur envies. Il se sentit à nouveau digne de porter l'épée du Phénix, et repartit en croisade, sur la terre de tribal où à nouveau il essairait de placer dans l'esprit de ses habitants, l'image du Phénix et de sa splendeur. Mais il tomba alors sur la tribu la plus puissante de cette terre, Gravoska. Dans cette tribu, il acquiera un grand renom, de part sa connaissance des armes et par son sens diplomatique qui fut, pendant un temps, hautement apprécié. Mais cette tribu était principalement composé de barbare, qui ignorait tout de la chevalerie et de la seigneurie. Nalec décida en son fort intérieur, que soit il quitterai définitivement cette tribu qui réveillait en lui le gout du sang, soit qu'il en deviendrait chef, et qu'ils métamorphoseraient ses membres.

C'est ce qu'il fit, et en cette terre et avec l'aide de tous les guerriers qu'il connaissait, il reconstruisit les Flammes du Phénix.

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Nalec de Pilmaldur
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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Dim 26 Aoû - 19:14

LA CHUTE DU PHENIX :

Je vais vous raconter ici, une histoire que je n'ai raconté à personne, la blessure qu'elle a faite en mon coeur, ne s'est jamais guérie. Je rouvre la plaie aujourd'hui, afin de vous conter comment moi, Nalec, j'ai succombé au mal. Je cherche mes mots, car ils me manquent pour décrire mes sentiments, comment décrire ce qui vous a fait tant de mal et vous a causé tant de peine. Les larmes que je verserai dans cet écrit, ne sont que bien peu de choses, face à la dure réalité de mon destin.

Bien avant que j'acoste sur les plages de Teliarok, celle-ci était dominée par un groupe de grands guerriers nommés les Mercenaires d'Outre-tombe. Ces mercenaires étaient des hommes de guerres, braves et courageux, et ils régnaient sur l'ile sans partage. Mais un jour, une alliance se créa, qu'on appella l'Union barbare. Cette alliance regroupait les rois les plus laches et les démons les plus vils, leurs tactiques sournoises leur permirent de déstabiliser la puissance des Mercenaires, et ces deux camps se déclarèrent la guerre pour la domination de l'île. Mais ils s'entre-tuèrent, et ce fut le plus grand massacre que Teliarok n'eut jamais connu. Il reste encore des contrées entières qui n'ont pas été nettoyés des squelettes de cette affreuse bataille, car jamais plus l'île ne fut autant peuplée qu'à cette lointaine époque.

C'est après cette grande guerre que j'arrivai sur l'île, et batit mon royaume. Je donnais l'étincelle du Phénix à tous les courageux seigneurs que je croisais sur ma route, et très vite mon empire s'agrandit, et mon influence sur l'île s'emplifia. Mais en même temps que la lumière du Phénix beignait une partie de Teliarok, l'ombre du mal s'intensifia dans certaines régions, et bien que son pouvoir resta caché, il n'en grandissait pas moins rapidement. Les chefs des Mercenaires d'Outre-tombe, après leur défaite, errèrent longtemps dans des régions sauvages et incultes. Jusqu'à ce qu'un jour, ils le trouvèrent, le temple maudit.

Ce temple maudit avait été la première édifice jamais battie sur l'île, et à l'intérieur était enfermé un mal plus grand que tout ce qui avait un jour foulé cette terre. Le Spiritum Diabolis, c'était le nom du démon enfermé pour l'éternité, sous la forme d'un vieux grimoire, dans ce vieux temple. Les gardiens du grimoire maudit avaient tous disparus, je soupçonne le grimoire d'en être la cause, mais jamais je ne pourrais en être certain. Quoiqu'ils en soient, les mercenaires trouvèrent le grimoire et le lirent. Ils tombèrent alors sous la malédiction et devinrent les serviteurs du Spiritums Diabolis et dans leur misère et leur désespoir, ils vendèrent leur ame en échange de la vie éternelle, et de la chance de servir ce démon jusqu'à la fin. C'est ainsi qu'apparut le plus grand mal que connut l'île.

Et un jour, les serviteurs du Spiritums Diabolis se montrèrent, et la guerre éclata. Nous, chevaliers du Phénix, étions des êtres très charismatiques, nos troupes ne craignaient rien lorsque nous étions avec elles. Alors même devant l'armée, devant la nuit, devant les bètes, devant tous les artifices nés des méandres de l'esprit du grimoire, ils ne ressentirent pas la peur, et se battirent avec courage pour libérer Teliarok. Mais malgré notre force,détermination, notre organisation et notre bravoure, nous fûmes vaincus.
Aujourd'hui, je ne puis encore expliquer les raisons de cette défaite. Nous fûmes balayés, et condamnés à errer dans les coins les plus reculés de l'île, et les ténèbres enveloppèrent l'enveloppèrent. Tout ce que je battis en de nombreux siècles, furent détruis en quelques mois.

Dans cette guerre je perdis tout, mais je continuais la lutte, et je rassemblais des hommes sous formes de clans ou de tribus, mais à chaque fois que je créais un nouveau domaine, celui-ci était découvert par l'ennemi et se faisait raser. Et c'est ainsi que je combattis durant de nombreuses années, sans grands espoirs de victoire.

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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Dim 26 Aoû - 19:14

Je me devais de libérer Teliarok du mal, alors, avec les quelques chevaliers du Phénix qu'il me restait, j'entrepris notre dernier combat. Nous rassemblâmes tous les clans et toutes les tribus que nous pouvions, notre charisme et notre façon de parler nous y aidèrent grandement, et finalement nous possédâmes une armée bien plus grande que nous l'espérions. Mais elle était bien sur trop faible pour abattre la puissance du grimoire maudit.

Je savais que la seule façon de battre le Spiritum Diabolis, c'était de détruire son grimoire, je me proposais donc d'envoyer cette armée faire une diversion dans le Nord, pendant que moi et mes chevaliers nous faufilerions dans le royaume ténébreux, irais jusqu'au temple, et détruirais le grimoire. Le temple se tenait au centre des terres démoniaques, tenues par les serviteurs du Spiritum Diabolis et ces territoires étaient eux mêmes encerclés par les vassaux, les soumis, les clans. Mon plan n'avait que peu de chances de succès, mais telle était notre désespoir qu'aujourd'hui, nous avions décidés que ce serait notre dernière chance et notre dernier combat. J'accompagnai l'armée quelques temps, mais la veille de mon départ, nous fûmes attaqués. D'abord des immondices volantes, et quand toute mon armée eut l'arc à la main pour occir ces oiseaux de malheurs, ce furent des cavaliers qui surgirent des bois, et toute une suite de monstres apparurent de maints endroits, et nous fûmes décimés comme de la vermine. Une défaite rapide et nette, tous les anciens mercenaires avaient été présent à la bataille, les chevaliers du Phénix disparurent totalement.

Lorsque la défaite fut certaine, j'abandonnai mes hommes et courus vers le bois, dans la direction du temple maudit. La diversion était faite après tout, les armées démoniaques avaient combattus et s'étaient donc éloignés du temple. Les armées victorieuses empilèrent les cadavres et firent une colline, mais ne trouvant pas mon propre cadavre, ils mirent ma tête à prix dans toute l'île et toutes les personnes de haut rang avaient ordres de me capturer mort ou vif, c'est ainsi que la chasse à l'elf fut installé, et je fus contrains de m'enfuir, abandonnant l'espoir à jamais. Mon plan avait échoué, j'essayai souvent, mais en vain, d'atteindre le temple maudit dans les siècles qui suivirent. Je partis me réfugier dans les lieux controlés par les hommes, à présent esclaves des démons, comme des moutons et leurs bergers.Avant j'étais un roi, à la fois d'elfs et d'hommes, et ils m'arrivaient encore d'en rencontrer, mais alors ils tentaient de me capturer pour recevoir la prime, et mourraient en essayant.

Un jour, alors que je me reposais d'une longue après midi de chasse, j'entendis le cliquetis d'une mélée.Une bande d'elfes dont peu étaient armés, fuyait un grand groupe d'hommes sauvages. Ces hommes traquaient les elfes avec une grande cruauté et sans répit, comme si leur vie en dépendait, et à chaque fois qu'ils en tuaient un, ils découpaient sa tête et la mettait dans un sac.

Des mercenaires sans doute, qui gagne quelques pièces d'or pour chaque tête d'elfes.

Je ne pouvais à moi seul combattre un si grand groupe, je me perchai en haut d'un arbre et observai la scène. Soudain un elfe se détache du groupe et tentes sa chance seul à travers les bois, trois hommes seulement le poursuivre. Celui-là pouvait être sauver. Je poursuivis alors l'elfe. Un homme sauvage à la traine, je l'égorge en silence.Un autre homme qui trébuche, il ne se relèvera jamais. Mais alors quelqu'un saute de derrière un buisson et tue l'elfe que j'essais de sauver en le décapitant d'un coup sec.

Pourquoi as tu fais ça?! C'était ma proie! Qu'est ce que tu fiches ici?
Peut être bien, en attendant c'est moi qui l'ait tué, et c'est moi qui ramènerait sa tête à Gorbar.
Et moi à votre avis? Je gagnerais combien pour cette tête.

J'apparais alors face à eux et leur jette la tête d'un de leur camarade. Aussitot l'homme se précipite vers moi comme un damné, un seul mouvement de bras me suffira pour sceller son destin à jamais. Mais la femme n'avait pas perdu son temps, à peine en avais-je finis avec le premier qu'elle était déjà dans mon dos, et me plaçait l'épée sous la gorge.

Salut à toi, Nalec.Me dit-elle d'un ton moqueur.
Adieu.

Un coup d'épaule pour dévier son épée, un coup de coude dans les côtes et enfin un coup de poing en même temps que je me retourne vers elle. Elle recule, sa lèvre saigne, mais elle garde l'épée en main. Une femme, à peine sortit de l'adolescence, elle n'avait peut être même pas encore vécut vingt printemps. J'allais la tuer aussi facilement que si ce fut un animal. Elle m'attaqua plusieurs fois, toujours en avançant, et j'évitais tous ses coups, tous sauf le dernier.Elle était tout près de moi,la pointe de son épée était dirigée vers mon ventre, alors d'un geste rapide et sec, je frappai avec la pointe de ma propre épée, la poignée de l'épée ennemie.

La jeune femme perdit alors son arme sous le coup, je lui fis une balayette rapide et pendant qu'elle tombait, je lui ascéna un violent coup de coude dans la machoire. Son épée se planta par terre, elle tomba à genoux, non pas de face, mais de coté, de sorte que je la voyais de profil. J'abaissai lentement mon épée jusqu'à sa gorge.

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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Dim 26 Aoû - 19:15

Ma lame touche sa peau, la surprise disparait en un instant pour faire place à la peur, puis à la terreur. Elle avait été surprise par mon coup d'épée et par sa chute soudaine, une fois à terre elle avait touché le bord de ses lèvres douloureuses qui saignaient et à présent elle sentait le contact de chaud de ma lame sur sa gorge dénudée et sans protection. Elle baisse les mains au sol, relève la tête et se met à trembler. Elle m'a déjà vu tuer, elle sait que je fais ça rapidement, avec une précision lugubre, et les cadavres que je fais se reconnaissent rapidement, ce sont ceux qui ont le moins de plaies mais qui ont perdu le plus de sang,et d'ici peu elle leur ressemblera.

Pitié, je veux vivre!

C'étaient les premières paroles qui lui étaient venus à l'esprit, en sentant mon épée sur elle. Elle cherchait dans son esprit tout ce qu'elle avait déjà entendu de moi, tout ce qu'elle savait, cherchant un moyen inexistant et désespéré de me convaincre de ne pas l'égorger sur le champ et de répendre son sang partout sur le sol. Elle savait que j'avais autrefois protégé les humains du mal et que j'avais échoué, que j'étais un elfe et que mon désir de vengeance envers le seigneur noir était grand.

Oh je n'en doute pas, mais de ce que je sais, cet elfe aussi voulait vivre, et tu l'as tué.
Je n'avais pas le choix, c'est mon gagne-pain, si je ne tue pas de belles-gens on me laissera mourir de faim.

Je lui avais donné une bonne raison de la tuer, et elle le savait. La terreur avait fait tremblé sa voix et les sanglots la rendait de plus en plus rauque et etouffé, je pouvais voir des larmes coulées sur son visage et son corps tremblait. C'était encore une gamine, une gamine obligée de tuer pour vivre, et maintenant elle allait mourir pour avoir tuer, telle était l'injustice de ce monde. Et lorsque j'entendis sa réponse et que cette injustice me vint à l'esprit, je fus pris d'un rire sordide.

Hahahaha, quel façon sinistre de survivre, n'en as tu pas assez de vivre ainsi, tuant ceux qui tu appelles les belles-gens, pourquoi les tuer si tu les aimes? Tu aurais du quitter ta condition et te battre à leur coté, et mourir comme eux.Les pleurs retardèrent sa réponse, mais dans un effort elle me dit.
Non,car je veux vivre.

Elle savait que cette réponse ne me suffirait pas, qu'elle sentirait bientot son sang sortir de sa gorge, qu'elle souffrirait et essairait en vain de respirer, ses yeux sortant de leur orbite et qu'elle mourrait le visage pétrifié par la peur. Je retirai mon épée de sous sa gorge et commençai à la faire tournoyer à mes cotés,et dans le même temp je fis un pas de coté. La jeune fille fut alors prise d'un grand frisson, vu ma posture et mes gestes, j'allais la transpercer et lui rompre les nerfs d'un coup sec sans lui laisser le temps de pousser un dernier soupir, elle stoppa tout sanglot et attendit, les yeux grands ouverts. Mon épée positionnée en revers, je donnai un coup sec pour la transpercer.
Mais mon bras se figea et mon épée s'arrêta net sur la peau de la jeune fille. Elle trembla un grand coup en la sentant de nouveau sur elle, la lame glissait lentement le long de son échine, dans un instant je la transpercerai, et ça allait être cruel et douloureux. Mais je n'en fis rien, une fois arrivée au bas du dos, je plantai d'un grand coup mon épée dans le sol derrière elle. Je fis les cents-pas à coté d'elle, cherchant à comprendre pourquoi je ne l'avais pas tué, quel raison logique il y avait-il à celà, qu'est ce qui m'en avait empéché?

Je ne comprenais pas, mais soudain une idée germa dans mon esprit, une idée qui mit longtemps avant de prendre forme. Gorbar était le chef d'un clan, les humains étaient à présent dicéminés partout sur l'île sous forme de tribus, chaque chef de clan devait rendre compte de leur action à un serviteur du Spiritum Diabolis. Vu le prix que l'on accordait pour ma mort, si quelqu'un parvenait à me capturer vivant, il lui faudrait aller directement au chef de son clan, qui lui même m'emmenerait à un serviteur du Spiritum Diabolis, dans les terres démoniaques. Je venais de trouver une idée simple de me raprocher du grimoire maudit et d'entrer dans les terres démoniaques qui m'étaient jusqu'alors, inaccessibles. Pendant ce temps, la jeune femme cherchait encore à comprendre pourquoi je ne l'avais pas tué, si j'allais le faire, et que fallait-il faire pour que celà n'arrive pas. Si elle m'attaquait à l'épée je la battrais, si elle courrait je la rattraperais. Je posai à nouveau mon regard sur elle, j'avais pris ma décision et je marchais d'un pas rapide reprendre mon épée.


Non! Attendez sir, je ne suis pas une menace pour vous, je ne représente rien, laissez moi partir je vous en supplie.Les larmes lui montaient aux yeux à nouveau.
Tout à l'heure tu m'as expliqué pourquoi tu devais cet elfe pour survivre, à présent, je vais t'expliquer pourquoi je vais devoir te tuer pour survivre. Sa voix devint à nouveau rauque et etouffée.
Oh non par pitié, je ferais tout ce que vous voudrez, ne me tuez pas, s'il vous plait.

Voilà ce que je voulais entendre. Je rangeai mon épée dans le fourreau et lui tendit la main pour se relever. Elle se tint droite devant moi, s'efforçant de ne pas trembler et en me regardant droit dans les yeux.

Conduis moi à Gorbar !

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Nalec de Pilmaldur
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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Dim 26 Aoû - 19:15

Pardon? Mais pourquoi donc? Elle ne comprenait absolument pas pourquoi je lui donnais cet ordre et je ne comptais l'instruire en la matière.

Tu n'as pas à savoir pourquoi tu marches, tu sais où tu dois aller.Ou alors tu peux choisir la mort.Elle me répondit non, d'une voix faible, mais sans baisser les yeux. Nous restâmes ainsi quelques instants, mais finalement elle détourna le regard.

Les hommes parcouraient encore les bois à la recherche de survivants elfes, nous n'avions que très peu de chance de rejoindre un de mes repères sans que je ne sois obliger de tuer quelqu'un. Je ne voulais pas donner une occasion à ma prisionnère de s'enfuir.


Nous nous cacherons près d'ici le restant de la journée, nous changerons trois fois d'endroits et lorsqu'il fera suffisament nuit, nous rejoindrons mon campement. Reprends ton épée.

Je regardai l'endroit où nous nous trouvions, de hauts arbres feuillus qui laissait peu de place à la lumière, quelques rayons par-ci par-là éclairait le sol, mais éblouissait celui qui se trouvait en dessous. Tout l'environnement était d'un vert et d'un brun parfait pour le camouflage, malheureusement le sol était encore quelque peu humide à cause d'une pluie recente et ma prisonnère risquait de laisser des traces. J'entendis le son de l'épée qui était décrochée de la terre et m'assura qu'elle la rangeait bien dans son fourreau.

Elle me tournait le dos et rangainait son épée dans un fourreau de fortune attaché sur son dos, qui, hormis pour son arme, était totalement nu. Sauf pour plusieurs cordes qui attachaient à la fois ce qu'elle avait sur sa poitrine et le tissu qui recouvrait ses jambes. Mince, d'une taille moyenne et assez fine, trop fine pour croire qu'elle tuait assez d'elfes pour bien se nourrir. A ce moment une pensée étrange me vint à l'esprit et je la dégagea rapidement. Mais lorsqu'elle se tourna vers moi, ce ne fut pas aussi aisé de chasser mes pensées. Elle était belle, et la tristesse qui habitait son corps à cet instant précis la rendait plus belle encore.

Je détournai vivement la tête. Je fis claquer mes doigts et une flamme apparut entre elles, et je brulai tous les corps d'où j'avais retiré la vie, ensuite nous partîmes furtivement. Je fus assez étonné par cette jeune fille, c'était une bonne forestière, elle ne laissait pas de trace et faisait attention à certains détails que seuls les elfes connaissent. Sur le coup je me méfiai d'elle, mais elle ne chercha point à me tromper, eut-elle essayé que je l'aurais éventrée sur le champ. Nous arrivâmes dans un endroit de la forêt où les arbres étaient minces, grands et leurs branches s'entre-mélaient étrangement car les troncs étaient tout proches l'un de l'autre, il nous fut bientot impossible de continuer à avancerainsi accroupi et en courant furtivement.


Nous sommes arrivés à notre première cachette, grimpes aux arbres.Les troncs étaient lisses et il y avait tellement de branches qu'on ne pouvait pas savoir à quel arbre elle appartenait.

Le mal avait complètement boulversé la nature dans cette forêt.Elle ne parvint pas à grimper mais n'osait demander mon aide. Bientot je fus exaspéré et la fit monter sur mes épaules. Quand à moi mon habileté me fit facilement escalader les arbres et j'aidais la jeune femme du mieux que je pouvais. Lorsque nous atteignîmes enfin le sommet des arbres, elle put contempler pour la première fois la forêt d'Ulfang d'en haut. Tous les arbres s'arrêtaient de pousser à la même hauteur, et leurs branches avec leurs feuilles croisées, formaient un sol presque totalement unis. Un elfe pouvait marcher aisément sur le dessus de cette forêt, mais pas longtemps, car il n'y avait qu'au coeur même de la forêt que les arbres étaient assez proche l'un de l'autre. Ma prisonnière elle, ne pesait pas grand chose, et je pus lui trouver un endroit solide où s'allonger, car assise ou debout, les branches se dérobaient sous elle, et plusieurs fois je lui évitai une chute mortelle.
Sur le moment je n'y avais pas prêté attention, mais alors qu'elle se tenait couchée, à regarder l'horizon de si haut, elle sourit. Voir les montagnes au loin sur le sommet de plusieurs arbres, à coté d'un elfe assassin qui pouvait, et qui normalement voulait la tuer, ça la faisait sourire! Pendant deux heures elle put contempler cet horizon, elle en profitait car elle pensait que j'allais bientot changer d'avis et finalement la tuer, ses regards qu'elle me jetait en coin ne laissait aucun doute sur ce qui lui venait à l'esprit. Après ces deux heures de répit, je l'ammenai à une autre cachette, puis encore deux heures après, à une autre encore . Enfin à la nuit tombante, j'étais las de me cacher juste pour empécher une femme de s'enfuir, alors je l'emmenai dans mon repère.

Nous quittâmes la grande forêt où nous étions pour traverser à découvert, une vallée encaissée qui s'étendait sur plusieurs lieux. Je ne cessai de jeter des regards de tout coté et j'ordonnai souvent à ma prisonnière de se baisser ou de presser le pas. Mais elle n'avait pas les mêmes muscles, ni le même entrainement que moi, et il me vint vite à l'esprit que je devrais la porter pour atteindre le petit bois où se trouvait mon repère. Mais finalement, aucun danger ne nous menaçait, et je puis la mener sans crainte jusqu'au petit bois. Au coeur de ce petit bois se trouvait un lac, et les arbres entouraient et cachaient celui-ci des regards lointains, arrivé à ce lac, j'ôtai quelques vêtements et me tournai vers la jeune fille.


On va devoir plonger dans ce lac, nager à une certaine profondeur, là on verra une petite galerie, on y entre, la galerie s'élève de plus en plus, et au bout il y a de l'air et mon repère. Je pris mes vêtements d'une main et sautai dans l'eau.

Elle me suivit et nous nageâmes de plus en plus profondément. Elle vit la galerie et s'y engouffra, mais là le souffle lui manque, et alors que la galerie commençait à se surélever, elle perdit son air. Je nageai jusqu'à elle aussi vite que je le pouvais et posa mes lèvres sur les siennes. Et alors je lui donnai tout l'air qui me restait et nous pûmes atteindre la surface. En temps normal je pouvais sans peine arriver jusqu'à mon abri, mais j'avais oublié que j'étais un elfe, et que j'étais doté de la flamme du Phénix, elle non, et elle avait eut une journée épuisante. J'atteignis le sol de la grotte, et elle me suivit, mais je ne l'aidai pas à arriver jusqu'au rivage ni à se relever, je restai distant, ce n'était qu'un outil pour moi, pas besoin que je m'occupe d'elle. Le feu ne tarda pas à réchauffer nos vêtements mouillés, mais elle ne dit pas un mot de toute la nuit, et ce même lorsque je lui proposai quelque chose à manger. La faim la tenaillait et elle accepta sans hésiter, mais aucun son ne sortit de sa bouche jusqu'à ce que je lui dise que c'était l'heure de dormir. Assise sur le sol contre la paroi de la grotte, elle regardait le feu devant elle. Elle en détacha le regard et le posa sur moi, et là elle me dit.


Je m'appelle Lelia.
Je ne lui avais jamais demandé son nom, quel importance celà avait-il?Pourquoi voudrais-je le connaitre? Mais en l'entendant, je souris, couché sur le sol, les yeux fermés, prêt à un long et paisible sommeil.

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Nalec de Pilmaldur
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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Dim 26 Aoû - 19:16

Le feu était mort, l'obscurité la plus complète avait envahie la caverne, qu'elle ferme les yeux ou qu'elle les ouvre, c'était la même noirceur.

Il y a quelqu'un? Nalec? Suis-je seule?

Non, pas encore.

Je claquai des doigts et une petite flamme apparut, illuminant la pièce, Lelia sursauta et se protégea les yeux de la nouvelle lumière. J'agrandis la flamme et fis un nouveau feu, la grotte étant humide Lelia fut heureuse de pouvoir se réchauffer les membres. Elle me regarda et vit que je la regardais, souriant. Durant la nuit, le peu de tissu qui retenait son haut, avait glissé de son épaule, laissant de plus en plus apparaitre sa poitrine. Elle remit son haut en place avec un sentiment de gêne que je n'atténuais pas. Lelia pouvait cacher tout ce qu'elle voulait, si j'avais voulu m'amuser avec elle, je l'aurais fais, qu'elle le veuille ou non.Sur Teliarok c'était la loi du plus fort qui régissait tout depuis des siècles, depuis la chute des Flammes du Phénix. Je partis me préparer pour le voyage, je mis chaque pièce de mon armure, des jambières aux épaulières, une cotte de maille elfique comme on en trouvait plus pour protéger mon torse, des poignards et des dagues dissimulés dans ma chemise de cuir et dans ma veste rouge portant l'emblème du Phénix.

J'étais paré tout comme si je partais en guerre, ce qui n'était pas tout à fait faux. Les vivres, l'eau et les herbes médicinales, je les donnai à la fillette, ne voulant pas m'encombrer avec tout ce qui ne servait pas à tuer. Après qu'elle se soit restaurer, je la conduisis à un passage souterrain menant à la surface, tout au fond de la grotte. Pendant que je dégageai le passage tant bien que mal, elle aperçut à la lueur de ma flamme, des trésors elfes que j'avais sauvé de l'annexion du Spiritum Diabolis, et alors elle se posa quelques questions à mon sujet. Notre première journée de voyage se passa sans problème, nous fîmes trois pauses, une pour chaque repas. Les pauses, ce n'était pas moi qui décidait de les faire, mais les hommes sauvages de la race de Lelia. Nous en rencontrâmes trois fois dans la journée, et trois fois je dus sortir mon épée pour leur oter la vie, et à ce moment, une petite pause de moins d'une heure commençait.

Nous avions rejoins le bois maudit d'Ulfang, je comptais traverser le pays de Lelia et ensuite filer vers le chateau de Gorbar par une rivière asséchée depuis des décénies. Nous arretâmes notre course à l'aube, Lelia ne tenait plus sur ses jambes, et je me dis un moment qu'elle ne tiendrait pas tout le voyage de cette manière.Je connaissais bien la forêt et je nous trouvai un jolie coin pour dormir, près d'un ruisseau, là où les arbres étaient plus clairsemés et l'air moins lourd. L'eau bondissait gaiement, les feuilles bougeaient à peine sous l'effet d'un petit vent de printemps et ici la verdure semblait fraiche et pur. Lelia était fatiguée et elle s'endormit paisiblement sur l'herbe, quand à moi je chantais doucement pour moi même, des chansons de l'ancien temps oublié, et d'une langue désormais interdite. Notre repos dura toute la matinée, après tout nous n'étions pas pressés, et nous nous trouvions encore dans les parties habitables de Teliarok. Mais le sommeil de Lelia fut troublé par un cauchemar, et à son réveil, elle était presque en pleure, ce qui ne m'empècha pas de continuer de chanter, loin de là. Alors elle sécha ses larmes et pour la première fois depuis deux jours, m'adressa la parole.


J'ai entendu bien des contes et des légendes sur vous, on vous décrit comme un puissant seigneur elfe.

Oh oh, et qu'as tu entendu à mon sujet? Car la mémoire des mortels n'est pas toujours source de savoir, que sais-tu au juste de ma guerre contre le mal?
Je sais que l'on vous traque depuis des siècles, que votre empire s'est éteint il y a longtemps, et que malgré celà jamais personne n'a put vous capturer ou vous tuer. Certains humains murmurent votre nom par peur, d'autres parce qu'il leur donne espoir, on m'a dit que vous détruisez de nombreux royaumes en soulevant le peuple, est ce pour celà que vous voulez aller à Gorbar? Allez vous le tuer et nous libérer?Me demanda t-elle plein d'espoir.

J'éclatai de rire en entendant celà. Les hommes étaient asservis depuis des générations, ils détestaient les elfes, aucune rebellion n'était envisageable dans n'importe quelle contrée que ce soit.

J'ai en effet détruis de nombreux fiefs, mais toujours en tuant leur seigneur et en saccageant leur chateau, jamais avec une rebellion, ou de moins pas depuis longtemps. Ton peuple est soumis, fillette, jamais il n'osera se lever, vous autres mortels êtes devenus couards, tout juste bon à faire le sale travail pour vos maitres démons.
C'est vrai...... ceux de mon pays sont tous des barbares, mais ne pouvez vous pas tuer nos dictateurs et nous libérer? Nous sommes tout de même des hommes, nos peuples furent amis....
Tais toi ! Tu ne sais rien de celà, votre race est tombé il y a longtemps, et aujourd'hui saches que si je dois choisir entre sauver ma vie, et sauver la vie de tous les humains de Teliarok, je choisirais de me sauver moi, et je vous laisserais disparaitre. Ne suis-je pas un puissant seigneur elfe? Serviteur du Phénix qui plus est, mais crois moi, je suis le dernier espoir de ta race, et j'essairai de la sauver, mais en attendant les mortels que je croiserais mourront.
C'est bien là tout ce que je vous ais vu faire, tuer les hommes plutot que de les sauver. On m'a dit que vous étiez puisssant, mais tout ce que je vois c'est un tueur, qui a passé sa vie à faire ça, et qui ressemble plus à un démon qu'à un elfe. Vous et moi ne sommes pas si différents.

Normalement j'aurais du sauter sur elle et l'égorger, mais ses paroles étaient pleines de vérité, et je ne trouvais rien à redire. Je passais mon temps à tuer ceux qui me pourchassaient, qu'ils méritassent la mort ou non,et si je tuais des rois, ce n'étaient plus pour libérer des peuples, mais pour désorganisé un royaume tout entier et ainsi me rendre la vie plus facile.

Ouai, t'as raison, voilà des siècles que je passe ma vie à tuer tes semblables, rois ou paysans, des siècles que je vis comme un rodeur. Je suis un tueur expert, et non plus un puissant roi.Je la regardai droit dans les yeux.Je t'avais dis que la mémoire des hommes n'était pas une source de vérité, on t'a trompé sur mon compte.Alors elle baissa la tête, perdant espoir.

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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Dim 26 Aoû - 19:16

Etais-je encore le dernier espoir des hommes? Combien se souvenaient encore de mes exploits d'antant? Combien d'hommes avais-je sauvé ces derniers siècles? Non, je ne faisais que tuer, et à présent j'étais un danger pour les mortels, et eux mêmes me détestaient. Je n'étais pas un espoir, mais une menace. Cette pensée me tourmenta toute la nuit mais elle m'avait quitté au réveil, les remords n'étaient pas très présents dans mon coeur à cette époque.
Je fus réveillé par des bruits nocturnes inquiétants, Lelia dormait paisiblement, belle dame sur l'herbe verte, et le ruisseau coulait silencieusement comme pour ne pas la déranger dans son sommeil.

Je quittai le campement et me dirigea vers le bruit. C'était des voix, des voix d'hommes. Une heure plus tard, les voix s'étaient tus. Lorsqu'elle se réveilla, elle était reposée et partante pour un nouveau jour de marche. J'étais de bonne humeur, trop bonne humeur, la tuerie de cette nuit me faisait encore sourire et je n'entendis pas le danger arrivé. Une flèche sifla. Je l'arrêtai de ma main, sans quoi elle aurait transpercer la tête de Lelia, ma main fut transpercée mais la flèche resta plantée à l'intérieur. De nombreux hommes se tenaient autour de nous, et avec une main en moins, l'issue du combat était évident.


Je vais tous vous crevez bande de larves!

Laissez le! C'est mon prisonnier, je dois le conduire à Gorbar!

La surprise fut-elle que j'en oubliai la douleur. Prisonnier? Moi? Par elle? Impossible! Bien sur que c'était impossible, elle disait ça pour m'éviter le combat!

Comment?! Tu as réussis à capturer Nalec?! Que.... Comment as tu fais ça?

Si tu n'abaisses pas cette arc, tu risques de ne pas vivre assez longtemps pour l'entendre.

Les hommes abaissèrent leurs armes, impressionnés. Ils nous escortèrent jusqu'au chef de la tribu voisine, qui allait nous prêter un moyen de transport rapide pour m'emmener à Gorbar. Arrivé au campement de ce chef de tribu, on me jeta en prison, mais personne n'osa me lier les mains ou me retirer mes armes, ceux qui s'approchaient de moi transpiraient soudain sous le coup d'une forte fièvre. Je passai la nuit dans un cachot, et usant à nouveau de mes pouvoirs de feu pour impressioner les gardes, j'obtenus assez de nourriture pour me satisfaire, après tout je n'avais rien mangé depuis le déjeuner du matin.

Le matin, on décida finalement de m'attacher, et tous mes pouvoirs ne suffirent pas à effrayer ceux qui m'escortèrent, ils supportèrent la fièvre jusqu'au bout. Cependant on ne put me retirer mes armes, leurs lames étaient chauffées comme si elles venaient d'être forgées et personne ne put les toucher. Je fus conduis devant Maervin, le chef de la tribu. Les gardes furent heureux de ne pas m'accompagner plus loin, la chaleur et mes yeux pleins de haines avaient finalement eut raison de leur courage. Maervin se moqua de moi à mon arrivée, il se leva de son siège et lança divers allusions à ma race, à mon passé et à mon comportement de chien errant pourchassé par ses maitres. Moi je regardai Lelia, elle était au fond de la salle, la tête basse, les yeux éteints. Maervin marchait toujours vers moi, lorsqu'il fut à deux pas de moi, je fixai soudain mon regard sur lui.

Un regard brulant, ardent, remplit de haine, de sang, une rage qui faisait trembler chacun de mes muscles. J'avançai d'un pas, il tressaillit, j'avançai d'un autre pas, nos visages se touchaient presque, il sentit la chaleur que je dégageai l'envelopper et prit peur. Il se détourna presque en courant.


Renvoyez le dans les cachots! Lelia, vas donc le conduire toi même, tu es si forte!Il ne croyait pas un mot de ce qu'il disait.

Lorsque Lelia traversa la salle vers moi, elle garda la tête baissée. En traversant la salle, elle s'approcha de Maervin qui lui mit une claque sur les fesses avec un petit rire pervers. Nous quittâmes la salle, deux gardes m'attendaient, les autres s'en étaient déjà retournés chez eux. Les deux gardes étaient devant moi, Lelia derrière, on me faisait sortir par un long couloir de la maison de Maervin, le couloir menait de la sortie à la "salle du trone" comme l'appellait Maervin.


Il a abusé de toi?Demandai-je à Lelia.

Elle me répondit oui. Quelques secondes plus tard, j'arrêtai de marcher. Quelque chose n'allait pas, mon épée s'était enflammé et les flammes avaient réduit en cendres le fourreau, pourquoi donc? L'épée ne s'enflammait que lorsque je la tenais et que j'uitlisais sa magie, mais là elle s'était allumée sans même que je m'en rende compte. Très vite le comment du pourquoi n'eut guère d'importance, une rage incontrolable m'envahit, et je me retournai vers la salle du trone, les dents serrés.
Les gardes se retournèrent et tentèrent de me stopper. Mes liens furent réduis en cendres sans même que j'en eus conscience, je pris un des garde pour le cou, plantai mes doigts et arracha artères, veines, chair et os d'un coup sec. Le sang jaillit à gros bouillon du coup. Je lachai le bout de chair que j'avais dans la main.

Plus rien ne m'arrêta, de mon épée des flammes de plus en plus grandes jaillissaient, mon pas était lent et lourd, tellement il était difficile pour moi de ne pas courir défoncer la porte d'un coup d'épaule. Mais lorsque j'ouvris la porte, je perdis toute volonté de me controler.

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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Dim 26 Aoû - 19:16

Je ne vous détaillerai pas la mort de Maervin, mais je peux vous dire qu'elle fut violente. En sortant de lsa maison, je tenais sa tête. Non pas par les cheveux, car son front et son crane étaient calcinés, non plus par les oreilles, celles-ci avaient disparu durant la torture, j'aurais aimé le tenir par la machoire inférieur, comme un vulgaire crane, mais elle était brisée. Je tenais donc sa tête en mettant mes doigts dans les trous où étaient autrefois plantés ses yeux. Vous imaginez bien que personne ne m'arrêta ou même ne s'approcha de moi et de Lelia. Je pris donc des provisions, mes armes, l'arme de Lelia, et nous partîmes.
En sortant du village, je lançai la tête de Maervin en l'air et en un claquement de doigt, la fit explosé. Nous reprîmes la route vers Gorbar, tout au long du voyage, mes yeux furent d'une horrible couleur rouge sang, un sourire carnacier sur les lèvres, et ma peau brulait ce que je touchais. Et je me disais sans répit: " un démon ne l'aurait pas mieux tuer que moi ".

Le lendemain, au réveil, je repris mes esprits. Mes tendances démoniaques m'avaient quitté. Mais alors je fus surpris, voyant Lelia, endormie à coté de moi. Non seulement elle ne s'était toujours pas enfuis, mais en plus elle osait à présent s'approcher de moi, ce qu'elle n'avait encore jamais fais depuis que je la retenais prisonnière. Quelque chose ne devait pas tourner rond avec cette gamine. J'attachai ses bras à un tronc d'arbre et partit m'assurer que personne ne nous avait suivis. A mon retour, je n'avais rien découvert. Je remarquai que Lelia état réveillé, dos à l'arbre. Je la détachai et à ce moment, j'eus la plus grosse surprise depuis près de trois-cents ans.


Non mais ça va pas dans ta tête à toi !!! Tu crois quoi en m'attachant comme un animal ?! Que ça va m'empécher de m'en aller, tu ronfles tellement fort que tu me réveilles la nuit, et crois moi si j'avais voulu te le mettre dans l'os, je l'aurais fais depuis bien longtemps !


Une mortelle osant me parler de la sorte. Incroyable, j'avais les yeux écarquillés.

Bon déjà c'est pas "tu", c'est "vous", et ensuite...Elle m'interrompit avec colère.
Ha parce que t'appeller grand roi ou t'apeller par ton nom ça va changer quelque chose? Ca va peut être m'éviter la mort si ça se trouve.

Pas possible, complètement secouée la gamine. Et en même temps elle avait pas tort, qu'elle m'appelle Nalec ou seigneur j'en avais rien à faire, si je voulais la tuer c'était surement pas en m'appellant maitre qu'elle allait en réchapper. Mais là où ça me génait vraiment, c'est le faite que si elle avait voulut, elle aurait pu planter sa lame pendant mon sommeil, d'habitude je ne dormais que d'un oeil, mais en y repensant bien, j'avais réellement dormit cette nuit là, ne faisant plus attention à ma sécurité.


Non c'est vrai t'as raison. T'as raison à tout point de vue.


Et alors j'éclatai de rire face au courage ou à la folie de Lelia. Jamais personne n'avait pu me parler ainsi sans en perdre la vie, mais là, fallait l'avouer, elle m'avait eut la gamine.

Promis je t'attacherai plus.


Et elle sourit, non pas un sourire triomphale mais un sourire joyeu, et elle me rejoignit pour prendre notre repas de midi.

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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Dim 26 Aoû - 19:17

Et finalement, après une semaine pénible, le soleil brillait. Ses yeux étaient d'un bleu pouvant rivaliser avec le ciel, sa peau douce et satinée me donnait presque envie de caresser son visage. Il fallait que je retrouve mes esprits, ce n'était qu'une mortelle, une forestière, qui allait certainement mourir une fois qu'elle m'aurait conduis à Gorbar, sois de ma main, sois d'une autre.De ses cheveux attachés en queue de cheval ne sortaient que deux mèches, qui épousaient à merveille les contours de son visage. Aussi belle qu'une enfant elfe.

Cette pensée me prit la tête toute la journée de marche, et la suivante également, j'avais même raté un cerf ce jour là à cause de ça. Avant Lelia marchait toujours à quelques pas de moi, hors de portée de mon épée dont elle avait mortellement peur, à présent nous marchions presque épaule contre épaule. Je pensais aux meurtres, aux elfes des bois, aux anciens refuges et je trouvais que byzarrement, toutes ces choses me faisaient penser à elle, et j'essayai en vain de percer le mystère qui venait de m'atteindre.


Tu es bien silencieu depuis deux jours.Me dit-elle alors que je tirais pensivement sur ma pipe, fixant une nuit sans étoile.
La route jusqu'à Gorbar est longue, et nous sommes peut être déjà poursuivis, qui plus est je ne compte pas m'arrêter à ce pochtron.
Ha oui?! Qui veux-tu aller voir?Me demanda t-elle les yeux brillants, tout en se penchant de mon coté pour mieux m'entendre.
Je vais aller tuer Hesh, le serviteur du grimoire maudit qui domine la région.

Ses yeux s'ouvrirent encore plus mais ils cessèrent de briller. Ce nom lui donnait des frissons dans le dos, et elle avait bien raison. Hesh était un seigneur démon, comme tous les autres, mais lui commandait aux morts-vivants, et son domaine était épouvantable pour tout mortel quel qu'il soit. Et en même temps, elle connaissait ma réputation, et elle commençait à croire que j'étais bien plus puissant qu'il n'y paraissait, pas seulement un assassin elfe particulièrement talentueux.


Tu peux vraiment le tuer?Je posai ma pipe par terre et la regarda droit dans les yeux.
Oui. Je le peux et je le ferais.

La force ma voix, ma conviction, mon allure de guerrier, tout celà fit qu'elle me crut au moment même où je le lui dis. Elle était convaincue que je le ferais.

Merci.
Me remercies pas.Elle allait mourir dans ce voyage désespéré, alors qu'elle ne me remercie pas.

A partir du lendemain, je ne connaissais plus la contrée, et c'est elle qui me conduisit plus en avant, souvent à travers des vallées ou des pentes de collines escarpées qui n'étaient pas assez à couvert à mon gout. Une fois de plus je sentis le sol s'élever sous mes pieds, une haute colline face à moi, qui portait sur son sommet des ruines d'un ancien temps....

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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Dim 26 Aoû - 19:17

Nous marchâmes par des chemins à couvert pendant de nombreux jours après avoir quitté la colline. Je n'eus pas le coeur de lui expliquer ce qui se trouvait là dans l'ancien temps. Les terres devenaient pierreuses, et pourtant la forêt nous environnait encore. Le chemin qu'elle venait de trouver par je ne sais quelle miracle était trop usité pour me convenir. Il était bordé par de grands arbres, qui nous cachait le soleil totalement, sauf vers midi. J'avais du mal à croire que nous avions marcher durant tant de jours dans cette forêt si dense.

Nous sommes trop à découvert Lelia, n'y a t-il pas un autre chemin?
Elle marchait devant moi et tourna la tête pour me répondre.
Non, il n'y en a pas, ou alors c'est un chemin que je ne connais guère.
Soit, et que ferons nous si des personnes nous croisent?
Tu leur graveras ton nom sur leur corps avec ton épée.

Ca me va. Ca faisait presque une semaine que je n'avais pas tué d'humains, et ça commençait à me manquer. Mon voeu fut exaucé lorsque le soir tomba, la première étoile venait d'apparaitre, et le soleil se couchait, soudain j'entendis au loin le son de sabot. Quelqu'un venait vers nous. Lelia se cacha hors de la route, et moi je tirai mon épée. Je tuai le cavalier avec une précision immonde et diabolique. Lelia ne me parla pas ce soir là.

Le lendemain elle aceuilla mon réveil avec un sourire.


Tu as dormis tard.

Je préfère croire que tu t'es réveillé tot.Lui dis-je dans un baillement.

Je me dressai sur mon séant, et voilà que mon visage touchait presque le sien. Elle eut un air géné et se leva. Elle se détourna, mais finalement se tourna à nouveau vers moi. Mes yeux ne l'avaient pas quitté et mon regard transperça ses yeux d'un bleu magique.


Est ce que tu tues pour le plaisir?
Comme à mon habitude je lui répondis immédiatement, sans prendre le temps de réfléchir.
Non, je ne tuerais pas un homme uniquement pour me le plaisir. Cependant tuer me fait plaisir la plupart du temps.
Pourquoi?
Parce que, c'est comme ça. Je suis peut être sage, mais je ne puis t'expliquer pourquoi le ciel est bleu, il y a des choses qui sont et qu'on ne peut changer.

Ce jour là nous ne fîmes aucune halte, on mangeait tout en marchant. On rencontra un panneau tard le soir, montrant que nous atteignons le coeur du pays de Gorbar. Sur ce panneau j'inscrivis mon nom en lettre de feu, le défi était lancé. Un village se voyait au loin, le soleil se couchait à peine, mais je ne préfèrais pas traverser maintenant un village et nous campâmes donc très tot. A peine sept heures de marche.

Je fis un feu, et je partis à la chasse, ramenant une heure plus tard un cerf. Comme le soir tombait et que les étoiles s'allumaient une à une, j'entamai un chant pour la reine du ciel, Elbereth. Le chant terminée Lelia me dit d'une voix lente.


Je l'ai presque vu. La dame de la chanson. Je la voyais à travers le feu et les étoiles.
Je restai un long moment à la contempler.
Les chants des elfes prennent forme lorsque seul le feu éclaire nos visages. A travers la lumière des flammes, nous avons une vision du temps de ses chansons.

Et je continuai, chantant tantot pour Elbereth, tantot pour son mari, Manwë Sulimo, maitre du vent. Mais Elbereth était le personnage que les elfes adoraient par dessus tout, car, comme je l'expliquai à Lelia, les premiers nés virent le monde pour la première fois, à la lueur des étoiles, du temps où le soleil et la lune n'étaient pas encore crés.

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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Dim 26 Aoû - 19:17

A mon réveil du lendemain matin, j'eus une mauvaise surprise. Une grande araignée velue et rayée était perchée sur le bout de mon nez, elle était véritablement horrible, et son venin répandait la mort. D'un claquement de doigt, elle brula devant moi tout en s'agitant nerveusement. Mais après ça une autre surprise rencontra mon regard. Lelia dormait, serrée contre moi, un bras entourant ma taille. Elle qui au départ ne m'approchait même pas le jour quand nous marchions, et lançait toujours des regards craintifs dans ma direction. A présent je pouvais sentir son souffle sur mon cou, la chaleur de sa peau. J'enroulai mon bras sur elle et me rendormis,un sourire aux lèvres.

Le soleil brillait et m'éblouissait. Je plissai les yeux et me levai.

J'ai préparé le pti déjeuner.


J'écarquillais alors les yeux. Le petit déjeuner, voilà bien longtemps que je n'avais pas utilisé ce therme pour aucun de mes repas. Le petit déjeuner était synonime de vie normal et de confort. J'en croyais pas mes oreilles pointus. Elle avait un mince sourire devant mon air ahuri, et alors moi même j'éclatai de rire. Mais soudain j'aperçus un petit garçon d'à peine dix ans, qui nous regardait avec de grands yeux. Je croisai son regard et il s'enfuit.

D'un bond je me relevai et courais après lui. Il criait partout que l'elfe de sang était là, et je ne pouvais pas prendre le risque de me faire repérer. Une fois sortit du bois, je sautai sur lui et lui plantai mon épée dans le dos. Ca y est, il s'était tut. Je me relevai et levai la tête. Je voyais en face de moi une maison, avec des gens qui en sortaient, fourches et instruments de cuisine à la main.


Et merde.J'allais me précipiter au combat, quand soudain j'entendis derrière moi.
Nalec ! Nalec !Lelia venait de sortir de la forêt, mais lorsque je me retournai, elle ne me regardait pas, elle regardait le garçon gisant mort par terre, baignant dans son sang.

Les villageois se précipitèrent vers moi avec de grands cris, je m'enfuis, prenant Lelia par la main et l'entrainant dans la forêt. Je pus échapper à mes poursuivants et la percher sur le haut d'un arbre, et pendant qu'elle restait à l'abri, moi je faisais de la charcuterie. Bon nombre de villageois s'asemblèrent plus tard, et entrèrent dans la forêt, mais voyant les corps pendus se vider de leur sang, ils n'insistèrent pas. De toute façon j'étais déjà partis rejoindre Lelia au camp. Elle avait préparé ses bagages et commençait à partir. Je préparai les miens et la suivit quelques minutes plus tard. Elle était déjà sur la route et l'empruntait à grands pas. Je la ratrapai et mit une main sur son épaule.

Dis la prochaine fois t'es gentille tu....Elle se retourna vivement et avec colère face à moi et me donna un grand coup de balot dans la tête.
Tu n'es rien qu'un enfoiré! Sois maudit!Cria t-elle d'une voix perçante et un air hystérique.
HO! Qu'est ce qui te prend?Lui répondis-je, en colère après le coup qu'elle m'avait porté.
Qu'est ce qui me prend?! Il avait dix ans le gamin que tu as assassiné! Dix ans! Il représentait une menace?
Oui il représentait une menace!J'étais à présent très énervé.Et je vois pas pourquoi tu te mets dans des états pareil!
MAIS PARCE QU'IL N'AVAIT QUE DIX ANS!!!Me cria t-elle d'une voix suraigü et tremblante du à aux larmes.
MAIS J'EN AI A RIEN A FAIRE QU'IL AIT DIX ANS!!!Lui répondis-je d'une voix tonitruante.

Elle m'avait crié, dessus penchée en avant, et à présent, elle se basculait en arrière, et tombait, le visage enfuit dans ses mains, pleurant comme une enfant devant tant de cruauté, se remémorant le cadavre du gamin qui avait eut la malchance de les rencontrer ce matin là.

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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Dim 26 Aoû - 19:18

Finalement Lelia se releva, elle me lança un regard noir et s'enfuit en courant. Je m'apprêtais à la poursuivre quand quelque chose me traversa l'esprit. Je n'avais plus besoin d'elle. Oui elle ne me servait plus à rien, mais tout de même, je n'aimais pas l'idée de me débarasser d'elle, j'avais grandement apprécié sa compagnie, et celà je ne pouvais le nier. Souffle de vie et d'innoncence, à présent parti.

Tout au long du chemin, je pesais le pour et le contre, cherchant une bonne raison de rester auprès de Lelia, une excuse pour être à ses cotés. Je due me résigner, et je m'en voulait de s'être attaché à cette esclave. J' arrivai très vite à la porte de la forteresse, trop vite. Voyant les grands murs de pierres, les garnisons sur les murs, les soldats autour de moi qui me regardaient avec crainte et méfiance. Sans s'en être rendu compte, j' étais arrivé là oùje voulais aller, et personne n'avait osé me déranger, pourquoi? J'en avais aucune idée. Je repris mes esprits. Le ciel était clair, le soleil brillait sur les épées et les armures, un silence pesant régnait autour de moi, les hommes n'osaient pas encore m'attaquer. Je tirai lentement mon épée, et à ce moment certains hommes eurent si peur qu'ils m'attaquèrent, espérant me transpercer à temps. Le combat se révéla difficile car ils portaient de bonnes armures et m'entouraient de toutes parts, mais je les tua tous et ne reçu aucune blessure. Beaucoup avait voulu rejoindre leur compagnons à la bataille, mais après que sept soient tombés sous mon épée, ils s'écartèrent.

Usant alors de la magie du Phénix, je fis fondre les chaines de fer qui retenaient le pont levis. Le pont n'ayant plus d'attaches, il tomba avec un grand bruit, m'ouvrant le passage. Je traversai les douves, sous le regard des archers sur les murs. Les flèches sifflèrent, je les brulai toutes. Une deuxième volée se préparait, je courus vers la herse, de sorte que les archers n'avaient plus d'angles de tir. La herse, je ne pouvais la fondre, elle était trop puissante, trop grand, néanmoins mon feu affaiblit le métal suffisament pour permettre à mon épée de briser les barreaux. La herse fut détruite. Je courus à un escalier pour pénétrer sur le mur d'enceinte, sur le versant nord, des hommes crièrent aux archers de s'écarter, mais le temps qu'ils comprennent, je sautais déjà à leur rencontre.

Ils ne portaient aucune armure, et ce fut un véritablement massacre. J'agitais mon épée dans tous les sens, blessant ou tuant, les archers étaient entassés sur le mur d'enceinte, et ils ne pouvaient reculés suffisament vite. Certains se jetaient du haut du mr pour échapper à ma lame. Quand une quarantaine furent tombés à terre, soit mort, soit blessés je me détournai. J'avais une bonne vue sur le village autour de la forteresse, je voyais le pont levis et les nombreuses fèches par terre ou dans les douves, la porte principale, par laquel j'étais entré, était à ma droite, et plus loin encore, se trouvait le versant Sud du mur. La porte séparaient les archers du mur de mon épée. Je n'avais pas le temps de semer la peur chez eux. Je quittai le mur et entrai dans la forteresse, personne dans la cour ne m'arrêta, bien qu'il y ait de nombreux chevaliers en armure,mais ils n'osèrent m'affronter, ils avaient vu trop peu d'hiver pour avoir suffisament de volonté. Je marchais à pas lent dans le chateau, de sorte que mes mouvements étaient connus de tous, des messagers couraient en tous sens pour dire où j'étais et vers où j'allais. Parfois on devinait par quel chemin je passerai et on tentait de m'arrêtait.

Si une porte était fermée, je l'enfonçai, s'il y avait une barricade je la détruisais, si c'était des hommes, je les tuais. Ainsi je voyageai telle une maladie que tous cherchaient à fuir à travers le chateau. Mes yeux étaient emplis de haine envers ses mortels au service des démons, le feu de mon corps rendait l'air lourd, ombre de peur et de désespoir, qui cherchait avidement, sans s'arrêter, sans être déranger, sa victime, Gorbar.

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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Dim 26 Aoû - 19:21

Peu importe où j'allais, aucun homme censé n'essaya de s'attaquer à moi seul, il n'y eut qu'un jeune sot pour se précipiter vers moi alors que je tournais à l'angle d'un couloir. Mes cheveux et mes yeux avaient à présent la même couleur sang, mes habits et mon épée étaient totalement recouverts du sang des hommes, et je laissais derrière moi d'innombrables gouttes rouges sur le sol de pierre. Cette vision démoniaque n'arrêta pas le jeune soldat. Je lui pris le poignet pour arrêter son coup d'épée d'un geste rapide, ma peau brula la sienne, de mon autre main je lui saisis la machoire, releva sa tête. Son cou était à découvert. Je lui lachai le poignet et donnai un violent de mon poing dans le cou qui se brisa sous le choc. Il tomba, totalement raide. Au fond du couloir, une quinzaine d'hommes en armure avaient préparé une barricade et attendaient le combat, mais me voyant arrivé ainsi, ils n'insistèrent pas et s'enfuirent. Les mortels étaient devenus pitoyables. Je ne faisais pas attention à ma direction, je me disais que plus je marchais dans son chateau, plus Gorbar allait sué de peur. Je n'étais pas pressé, je n'avais pas le danger des archers dans les couloirs.

Je ne cherchais pas non plus à me battre, je cherchais à faire peur, je me rendais compte à quel point j'effrayais les hommes, mais je ne comprenais à ce moment là pourquoi en me voyant, ils n'avaient plus un poil de sec. Aujourd'hui je pense que si une glace réflétait mon visage d'antan, j'en tremblerai. Je tombai donc par hasars sur un large couloir doté de nombreux ornements et me doutais bien qu'il menait à la salle principale du chateau. Des hommes se pressaient derrière moi, ils étaient en nombre suffisant pour me donner du fil à retordre, mais j'étais tellement confiant, tellement grand, tellement puissant dans mon esprit que je ne m'en souciai pas. En ouvrant la porte, je vis d'abord un nombre égal d'hommes en armure devant, dont certains étaient à cheval, ils semblaient s'attendre à me voir. Puis j'aperçus Gorbar, qui enfilait maladroitement et avec hate, une lourde et imposante armure faite par les nains. Je connaissais cette salle datant de plusieurs siècles, du temps de ma propre seigneurie, grande, lumineuse, haute, mais surtout très longue. Le seigneur qui l'avait fait construire, voulait que depuis son trone, il puisse regarder ses invités danser lors des bals. La salle était à présent un peu terne, les tapis usées, les meubles n'avaient pas la même beauté, même la pierre semblait las. Je me rappellai du temps où des boucliers décoraient les murs, et en contemplant ce qu'il en restait, je la vis, assise près de la fenêtre, la tête basse.

Lelia était ici. Ses cheveux ondulaient sous la brise, le soleil éclairait son visage et sa peau satiné, le pommeau de son épée étincellait et m'éblouissait. Elle tourna la tête, et je croisai son regard plein de tristesse, et je retombai. C'était comme-ci l'aube apparaissait après une nuit profonde, je me sentis réveillé, neuf, totalement conscient de se que je faisais, et je vis alors la petite troupe autour de moi. Quelques secondes auparavant, ils ne semblaient n'être que des attractions pour moi, et à présent je me rendais compte de la merde dans laquelle j'étais. Pris au piège, certe particulièrement bien armé, mais face à une bonne centaine d'homme tous en armure et au plus profond d'un chateau ennemi. Je n'avais aucune chance de m'en sortir, et j'eus peur d'être finalement capturé. Sentant que le doute me rongeait, Gorbar cria d'une voix forte et gutturale.


A L'ATTAQUE !!! IL FAUT LE TUER ! LE TUEEEER !!!

Je n'avais pas eus le temps de réfléchir, je ne savais pas ce que je voulais faire, je ne pouvais pas les arrêter. N'ayant que mon épée, je la tirai lentement du fourreau, d'un geste circulaire que je ne savais pas impressionnant et réfléchit à toute vitesse. Gorbar doit m'amener face à Hesh, je dois me faire capturer. Ses hommes sont plutot partis pour me tuer, ils crient, se ruent vers moi, ils vont m'avoir, et je tomberai. La pointe de mon épée me toucha la jambe, je sortis de ma peur, et le combat débuta. Un homme seul derrière moi, son armure ne le sauvra pas, une lance, je l'évite et la brise, puis la lance comme un javelot, un chevalier, je coupe les pattes du cheval, son cavalier tombera sous lui mourra etouffé. Le combat fut long, apre, difficile, mais pendant longtemps mes ennemis eurent du mal à m'approcher. Finalement je fus entouré de toute part, ils étaient à moins de deux mètres de moi tout autour de moi, et j'évitais ou parais chaque coup sans avoir le temps de contre-attaquer, je n'avais pas non plus longtemps d'utiliser la magie. Mais la mélée était telle que plusieurs hommes tombèrent à genoux, bousculés par les autres. Je m'appuyai sur l'épaule d'un d'entre eux, sautai sur un cheval, y prenait appui, et enfin sortai de la mélée. Il n'avait pas pu me blessé, malgré leur avantage. Je levai la main d'un air impérieux, ils devinrent immobile. Des flammes enrobèrent mon corps et mes lames, mes ennemis n'avaient plus envis de m'affronter, ils doutaient qu'ils puissent m'atteindre.


GORBAR ! Je ne peux pas vaincre tes hommes, et je te demande de m'amener jusqu'à ton seigneur noir, ma capture te raportera bien plus que ma mort.


Un seigneur moins cupide eut été plus difficile à convaincre, mais j'avais de la chance, tout ce qu'il me demanda c'est que je brise mon épée, et je le fis. En réalité l'épée du phénix venait de la flamme du phénix, et comme elle brulait tout entière, je pouvais à tout moment, recréer l'épée. Mais Gorbar n'étais qu'un homme, et il ne pouvait le savoir l'eut-il su que je l'aurais convaincu de toute manière, usant de magie s'il le fallait.

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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Dim 26 Aoû - 19:21

Je réussis à négocier ma capture. Je ne porterais pas d'armes, mais je les emmenerai avec moi, Gorbar estimait que ce serait une bonne chose que je sois ammené devant Hesh, avec à mes cotés tous mes objets de valeurs. On prépara une grande escorte, et trois jours plus tard, une grande parade eut lieu pour célébrer la victoire de Gorbar, qui allait plein d'honneur et de gloire recevoir sa récompense. Je supportais ma honte en silence, jouant de mes doigts avec un espèce de cure-dent en métal. On me traina jusqu'à une large calèche où plusieurs hommes m'attendaient pour me garder à l'oeil. J'entrai, les hommes n'étaient pas tranquilles, moi je l'étais, j'arborais même un large sourire. Lelia était encore là, je ne l'avais pas vu, entouré par tous ses hommes à forte carrure, elle paraissait si différente d'eux, et elle l'était. La place qu'on m'avait gardé était juste en face d'elle. Un homme de ma garde avait les yeux fixés sur elle, on pouvait y lire la convoitise. Lorsque je m'assis, il posa son regard sur moi et je lui fis signe que non avec la tête. Il comprit de quoi je parlais. Il n'arrêta pas de trembler jusqu'à la fin du voyage. Deux jours plus tard,de bon matin, un cavalier nous annonça que nous atteignerions la forteresse d'Hesh avant la fin du jour. Vu la puanteur qui régnait au dehors, j'avais réussis à le deviner tout seul, ce pays empestait la mort et les cadavres.

Voilà deux jours que tu ne me parles plus.Comme elle ne me répondait pas je poursuivis.Et que tu ne dors plus. C'est à peine si tu oses croiser mon regard.

Les hommes autour de nous avaient fait silence jusque là, mais à présent ils murmuraient, avide d'en savoir plus.


Qu'as tu à la main?Elle parlait de ma petite tige de métal avec laquelle je jouais sans cesse.

N'as tu pas plus importante question à poser?
Si, mais au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, nous sommes entourés d'une vingtaine de chevaliers de Gorbar.

Le murmure des hommes s'intensifia.

Tu n'as pas à t'occuper d'eux, ils seront morts avant la fin du jour.


Le murmure cessa subitement.


Lelia sourit, conscient de la peur qui envahissait chacun de mes gardes. Et enfin nos regards se croisèrent. Son jeune et jolie visage, ses cheveux en queue de cheval d'où sortaient uniquement deux mèches, ses yeux tristes et doux, et enfin son habituel sourire timide. Le problème était réglé, elle ne m'en voudrait plus. Je devais à présent me préparer à affronter Hesh, car bien évidement, je n'avais aucune envie d'être son prisonnier. Je sortis de mes pensées lorsque Lelia me parla.

Viens, on descend, nous sommes arrivés. Comme c'est à moi que l'on doit ta capture, je t'accompagnerai jusqu'à Hesh.
J'aurais aimé que tu ne le vois pas.
Pourquoi ça?
Il est horrible.

Voyant mon air grave, et sachant quelle vision de la mort j'avais, Lelia put imaginer à quel point j'étais sérieux. Pour que quelqu'un me paraisse horrible, il en fallait beaucoup, et celà elle le comprenait. Son coeur faillit défaillir lorsque nous arrivâmes devant la grande porte, il y régnait une odeur nauséabond, la porte était peint avec du sang verdatre, le ciel était noir et sans soleil, l'air même semblait empoisonné, et tout était stérile autour de nous.

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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Dim 26 Aoû - 19:21

Nalec, j'aies peur.Me dit-elle dans un murmure.
Pas moi

Les portes s'ouvrirent, lentement, comme pour accentuer la peur. Un grincement insoutenable faisait trembler le coeur des mortels, le sang coulait au bas des portes, l'entrée était plongée dans la noirceur la plus profonde, même mes yeux n'y voyaient rien. Seul Gorbar, Lelia et moi même entrâmes, conduis par deux grandes démons à peau rouge. Ils étaient très grands, les bras et les jambes arqués et disproportionnés, un casque recouvrait le haut de leur tête, une armure le reste du corps, mais ils étaient si grands et si mal formés que la moitié de leur corps ne pouvait être protéger par leur armure, cependant ce n'étaient pas des morts-vivants et ils avaient l'air redoutable avec leur épée aussi grande et aussi que large que moi même.

J'avais peine à respirer, chaque bouffée d'air me glaçait les poumons, le couloir était silencieux et vide, mais m'imposait de faire silence. Je marchais aussi naturellement que possible vers la faible lumière verte, qui d'ailleurs m'effrayait bien plus que la pénombre. Je savais qui il y avait au delà. Nous arrivâmes devant une porte peinte du même sang verdatre, sauf que celui-ci était fluorescent et projetait une froide lumière. A coté de moi, Lelia était très pale et elle frissonnait, mais sa volonté tenait encore. Et les gardes ouvrirent la porte.

Au fond de la pièce sordide, sur un trone d'ossements et lambeaux de chairs, se tenait Hesh, roi des morts-vivants, hérault de la mort. Son corps squelletique répugnant, son souffle pestilent, ses orbites sans yeux et des mains si froides qu'elles briseraient la pierre. Son aura m'étreignit le coeur et fit défaillir celui de Gorbar, qui n'en pouvant plus, tomba à genoux.


Mai...Maitre, voici... l'elfe de sang. Je l'ai capturé pour vous.


Sa voix tremblante me fit sourire. Hesh se leva de toute sa hauteur, il était aussi grand que moi, et mes membres refusaient de bouger sous l'action du froid. Lentement il fit avancer le squelette qui lui servait de corps, et ne supportant plus de jouer les captif, je me révélai. Le petit morceau de métal que je tenais entre les mains se mit à grandir, des flammes rougeoyantes enveloppèrent ma main, puis mon bras, et enfin tout mon être, sortant mes muscles et mon esprit du gel de la mort.

Relèves toi, Gorbar, car ton mérite te donne à présent le droit d'être le plus grand de mes serviteurs.


Ma tige de métal avait fini de grandir, et voilà que je tenais entre mes mains, l'épée du Phénix. Hesh l'avait vu, mais Gorbar n'avait d'yeux que pour le serviteur du Spritum Diabolis. J'avançai tranquillement vers Hesh, dépassant Gorbar. Celui m'ayant dans son champ de vision, il vit que je tenais l'épée du Phénix. Je me retournai vers lui, un sourire carnassier aux lèvres. Avant qu'il ait pu faire le moindre geste, je lui transperçai le cou. Il tomba à la renverse, il lui restait deux-trois minutes à vivre, deux-trois minutes d'agonie, se noyant dans son propre sang.


Tu n'as rien perdu de ta ruse, Nalec.

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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Dim 26 Aoû - 19:21

Et il rit, et la mort riait par sa bouche

Et toi de ton imbécilité, Hesh.

Il claqua des doigts, les portes derrière moi s'ouvrirent. Lelia eut la bonne idée de fuir dans un coin de la pièce, moi je me retournai pour voir qu'est ce que le serviteur du grimoire avait lancé sur moi. C'était nos deux gardes, avec leurs larges lames et leurs petites armures. Je devais me montrer agile, éviter leurs coups, sauter très haut, au niveau de leur cou, et les taillader.

Dès qu'ils me virent, ils courrurent dans ma direction, alors je courus vers eux. Durant les premières secondes de combat, je parvins sans trop de difficultés à éviter leurs attaques et je plantai deux fois mon épée dans le corps d'un des démon. Mais mon épée était trop courte, et leur corps trop robuste. Puis Hesh se joignit à nous. Il était tout aussi rapide que moi, son épée fine et grande, mortelle, arrachant la soie comme le fer. Je fuis la mélée, sachant que je ne pouvais combattre les trois en même temps. Le démon que j'avais blessé était aveuglé par la rage, il m'attaqua, seul. Je sautai par dessus son épaule et tentai de lui couper le cou, mais ses reflexes le sauvèrent, bien qu'il ne put éviter complètement ma lame. Il s'effondra sur le sol, sur son cou apparaissait une profonde entaille, qui saignait peu, mais qui était mortellement placée.

A peine avais-je réatteri sur le sol, qu'Hesh m'attaqua. Une vrille et un coup de pied dans sa machoire pour calmer son ardeur.


Tu te bas comme un singe, avec tes acrobaties minables.

Un jour tu devras comprendre, que face à moi, tu ne vaut rien!

Il tenta encore de m'attaquer, j'eus plus de mal à l'éviter, puis le second démon me prit par derrière et me souleva. Hesh sauta et essaya de me transpercer. Je me libérai de l'étreinte du gardien en lui brulant les bras, même un démon ne pouvait supporter le feu du Phénix. Cependant la rapidité d'Hesh était aussi grande que son abilité. Je ne m'échappai pas assez vite, et ma jambe fut transpercé par la froide lame. Je sentis un frisson parcourir mon corps comme un venin. L'épée avait également touché le démon rouge qui me lacha sous le coup de la douleur. Je tombai à terre avant lui pour repartir aussitot à sa hauteur et profiter de cet instant de faiblesse pour le décapiter.

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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Mer 5 Sep - 17:52

Hesh tenta de m'avoir par derrière, un mouvement de hanches pour éviter sa lame, et je plantai la mienne dans son corps squelletique, sans lui faire le moindre mal. Il me fut difficile de retirer ma lame de son corps et d'éviter tous ses coups, mais j'y parvins en m'appuyant sur lui et en tirant un coup sec, mais lui me projeta quelques mètres plus loin avec un coup de pied bien placé. Heureusement je connaissais sa façon de combattre. Une impulsion au sol et je refonçai dans sa direction, il m'évita avec un sursaut sur le coté. Je l'avais prévu, derrière lui se trouvait le deuxième démon , toujours allongé par terre et ayant prévu qu'il m'esquiverait, je courus jusqu'au démon rouge et lui plantai l'épée du phénix dans le crane avant qu'il se soit aperçu de ma présence.

Satisfait de mon coup, je me retournai lentement, un sourire aux lèvres, vers ma prochaine victime. Je vis avec effroi qu'il était à quelques centimètres de moi. Je n'eus pas le temps d'éviter sa froide lame, qui m'entailla l'épaule, mais alors je profitais de son manque de défense pour lui couper le bras gauche d'un mouvement circulaire. Je reculais en titubant, le venin avait à présent envahit tout mon corps, brouillant même ma vision. Cependant, ce n'est pas le venin qui était le pire, c'était le bras d'Hesh, ce bras même que je venais de couper, était à nouveau.

Il a repoussé !
Tu sous-estime grandement le pouvoir que nous a donné le Spiritum Diabolis.

Hesh abattit son épée sur moi, d'un geste simple. Il savait que je n'aurais aucun mal à me défendre, mais c'est ce qu'il voulait, nous étions pris dans un duel de force, le gagnant serait celui qui repousserait l'épée de l'autre. Mes blessures m'avaient affaiblis, nous le savions tout deux, et comme le démon l'avait prévu, je perdis ce duel, mon épée fut repoussée et je ne pouvais me défendre. J'évitai un premier coup mortel en décalant ma hanche, un deuxième en me baissant. Hesh comprit que tant qu'il viserait mon cou, je pourrai l'éviter, changeant de tactique, il prit autant d'élan que possible et avec un sourire féroce sur le visage, tenta de me découper les deux jambes.
Mais la seconde qu'il utilisa pour son élan, me laissa tout le temps nécessaire pour prendre mon épée de revers.
Je sautai en vrille pour éviter la lame, et en même temps, l'épée du Phénix sépara sa nuque en deux.

Je retombai avec un bruit sourd sur le sol, ma jambe blessé me torturait, mais peu importait, le combat était fini. J'avais tranché vite et net, tellement que la tête d'Hesh ne s'était pas encore détaché du reste du corps. L'éclat rougoyant de ses yeux n'était plus, sa machoire inférieur pendait et son corps prenait une posture pathétique. Je me relevai et me tenais face à lui, soudain ses yeux se rallumèrent. Il me dévisagea et dit.

Nalec, je...

Il n'eut pas le temps de finir, sa tête tomba, et son corps se démantela.

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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Mer 5 Sep - 17:52

Ainsi disparut Hesh, dirigeant des morts-vivants, ancien mercenaire d'outre tombe, dont l'ame fut perdu. Je regardais son corps disparaitre, en même temps que disparaissait ma rage et ma colère. Je venais de vaincre un de mes pires ennemis et alors il me semblait qu'un poids énorme quittait mes épaules. Puis, dans un sifflement, ses os commencèrent à se consumer et à se transformer en fumée verdatre qui progressait partout dans la pièce. Celà ne m'aurait guère inquiéter s'il n'y avait eut au même moment, le bruit sourd de quelque chose qui tombe lourdement, quelque part dans la forteresse. Je mis peu de temps à comprendre qu'un nouveau danger nous guettait, le bruit était insoutenable, car autre chose venait de s'ajouter au vacarme des pierres qui se fracassaient. Le cri de la mort elle même, qui hurlait de colère à présent que je lui renvoyais son disciple. Je courus jusqu'à Lelia, la fumée nauséabonde avait presque envahit toute la pièce. Aussi vite que me le permettait mes jambes, je courus jusqu'au couloir, mais pas assez vite.
Le brouillard m'atteint, je perdis ma vision, et je me disais que si je le respirais, je mourrais. J'étais près de la porte, je le savais, je la cherchais à taton sans la trouver, d'une main je tenais Lelia, de l'autre je touchais le mur, en vain. Ce fut Lelia, qui me tira, ouvrit la porte, et m'entraina dans le couloir. Je pris une grande bouffée d'air glacial, à en geler mes os déjà glacés, et enfin je repris la course.

Derrière nous il y avait comme un cri, un cri strident qui nous poursuivait, comme si dans le nuage nauséabond et empoisonné qui nous poursuivait, se trouvait le fantome de Hesh. Nous courrions, vite mais pas assez, le nuage verdatre gagnait sans cesse sur nous, mes jambes étaient durs comme la pierre, une crampe derrière le genoux me faisait hurler. Je voyais la sortie, elle se rapprochait, bientot on pourrait respirer l'air frais, si nous sortions en vie. Le bruit assourdissant des pierres qui tombaient, le cri de vengeance, et bientot vinrent s'ajouter le cri de douleur de Lelia, des pierres tombés du plafond l'avaient atteint et lui avaient fait perdre l'équilibre. Je pris une bouffée d'air, bloqua ma respiration, la prit dans mes bras, bien collé à moi, et courut. Je franchis la sortie en forme d'arche et sauta au sol, en dessous de Lelia pour qu'elle ne se blesse pas, tandis que la fumée s'échappait, et que la chateau s'effondrait sous nos yeux.

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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Mer 5 Sep - 18:46

On se releva, les ruines fumaient, tout autour une odeur acre et désagréable, mais rien comparé à l'intérieur du chateau. Le domaine qui paraissait avant puissant et maléfique, avait à présent un air misérable. Aucune vie, un terrain seulement habité par la pierre, le sable, les ruines, les squelettes qui tombaient en poussières.
Comme je l'avais prédis, les gardes de Gorbar étaient tous morts, dévorés, il ne restait que les armes, les armures, et les os. Je ne songeai même pas à leur offrir des funérailles ou des tombes.


Où vas tu?

Je marchais à présent, vers l'est, vers le temple maudit, et ce sans mot dire.

Je pars.
J'arrive.
Non.Je me retournai vers elle.Notre collaboration s'arrête ici, tu m'as amené à Gorbar, qui m'a amené à Hesh, maintenant que j'ai pénétré le territoire des démons, tu ne peux pas me suivre, celà te serait fatal. Un autre serviteur du Spiritum Diabolis viendra bientot ici avec son armée. Adieu.

Comme à mon habitude, je ne laissais transparaitre aucune émotion. Et Lelia était perdue, ne sachant que faire ou quoi penser, totalement perdue, et se sentant seule. Elle ne voulait pas être seule, sans vouloir de compagnie, elle ne souhaitait que rester près de Nalec.

Et que dois-je faire maintenant? Attendre le nouveau démon qui prendra le controle de ces terres pour qu'il me charcute? Tu ne peux pas m'abandonner ainsi, je ne le mérite pas, jamais je ne t'ai trahis, j'ai risqué ma vie pour toi, et je n'ai aucun chemin à suivre si ce n'est le tien.
Me suivre, c'est la mort pour toi.
Alors ma mort aura sens.

Quelle fille misérable, vie futile, éphémère et sans valeur. Pourtant ses paroles avaient achevé ma volonté. Ce discours je l'avais déjà entendu, de la bouche de mes chevaliers du Phénix, de mes soldats, tout ceux qui m'avaient suivis jusqu'au coeur de la bataille, à travers l'épée et la mort. Je retrouvai leurs souvenirs en elle seule.

Accompagnes moi, si c'est ton souhait.Ma voix tremblait.

Le seigneur démon le plus proche était Reidren, sentant la fin d'Hesh le maudit, il allait se hater de venir dans son domaine, afin de la rattacher au sien. L'assimilation allait être longue et fatiguant, car fin stratège, Reidren s'efforcerai de faire correspondre son nouveau territoire à celui qu'il avait déjà, la moindre parcelle serait transformée selon ses voeux, grace à ses pouvoirs. Et j'en étais heureux, car ce long et fatiguant travail, le matiendrait loin de moi.

De tous les seigneurs de guerre du Spiritums Diabolis, il était le plus habile stratège, sa force se concentrait dans sa reflexion et dans les rouages de son esprit. Je ne souhaitais vraiment pas le combattre, non pas à cause de sa puissance, quelques serviteurs étaient bien plus puissants que lui, mais c'est justement ces puissants serviteurs que je voulais combattre, eux qui avaient tués mes hommes et mes amis. Les combats stratégiques ne laissent pas place à la rage, mon coeur en était remplit. Le combat contre Hesh, serviteur du spiritum diabolis, le plus menaçant et le plus effrayant, cependant le plus faible, avait réveillé de vieilles haines, qui faisant surface, m'accablaient de colère, remplissaient mon sang de salpètre, et anéantissait tout ce qui controlait mon instinct.

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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Ven 28 Sep - 22:59

Reidren allait envoyé des cavaliers ou des troupes ailées, afin de poser le plus rapidement possible sa bannière dans le territoire d'Hesh. Charognard. Puis le gros de ses armées viendrait transformer le pays pour en faire une forteresse géante.

Les plus grands serviteurs du spiritums diabolis étaient tous des anciens mercenaires d'outre tombe, les autres serviteurs furent asservis quelques années plus tard, mais aucun n'égalait les anciens mercenaires. Tykrit, le dragon rouge; sir Chaser de Balbur, guerrier enveloppé constament d'armure, réputé immortel et invincible; Zylath, spectre stratège; Reidren, stratège imparable; Beleannaer le sage, mort de ma main; Tidus l'ancien, guerrier squelette qui quitta Teliarok, il put abandonné le grimoire car son âme était avant tout celle d'un guerrier, et son sens de l'honneur ne le quitta jamais; Maraxus de Keld, mon cousin, dont je ne pus empécher la corruption, il disparut peu après avoir connu l'amour; Tunia de Saelmar, dernier née du peuple de l'eau, je me devais de l'éviter comme la peste;Aethis l'elf; Fraegor; Khally le terrible; Dédé le boucher, jamais je n'ai vu quelque chose tué autant en si peu de temps, fou et insensible à la douleur, le démon par excellence, mort; Cherazade l'Orientale, je ne sus jamais où elle demeurait,mais mon mentor sur Teliarok la considérait comme la plus grande reine du monde, et il souhaita mourir de sa main, elle lui fit cette grace.

Il s'appellait Astragor d'Helgire, chef des Chevaliers ténébreux. Je ne puis que lui rester fidèle à vie, et même dans la mort. Ce fut lui qui me donna la rage et les capacités pour être un bon chef, en m'apprenant à m'occuper de mes membres avant tout. Bien qu'il fut mortel et tué, je me plais à croire que je le reverrais un jour, ou bien peut être que je ne puis accepter sa mort. Il m'arrive encore d'espérer son aide dans les moments difficiles.


Lelia, je voulais te remercier. Tu risques ta vie, et tu me rappelles les grands rois des anciens temps, les grandes guerres du début de Teliarok, le courage et l'honneur qui surgissaient de toute part. Merci d'être là.

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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Sam 20 Oct - 10:32

Une armée allait bientot arriver, Lelia n'avait aucune chance d'y échapper sans mon aide, Reidren visiterait chaque recoin du pays, et finirait par dénicher ses traces. Pour ma part je n'en ais point. La mort d'Hesh se faisait sentir à présent. Les nuages disparurent, le soleil éclaira la plaine. Le sol quitta sa couleur grise pour redevenir terre. Les forêts repoussèrent en un instant. La nature démoniaque, qui jusque là avait recouvert la vraie nature, avait disparu, et voilà que la vie revenait.

Vas dans la charette de Gorbar, prends autant de vivres qu'il y en a, et part te cacher sur la colline là haut.

Je lui montrais du doigt les ruines d'un temple, autrefois faites de colonnes et de copoles, construite au dessus d'une colline.

Je t'y retrouverai une fois que l'ennemi sera loin de nous.
Quel ennemi? Hesh est mort, nous n'avons plus rien à craindre avant l'arrivée d'un autre...

A ce moment, un cri rauque et grave, semblant venir de la terre elle même, se fit entendre. Ce cri s'éleva, comme pour sortir du sol, devenant de plus aigü, et lorsqu'il atteint son paroxisme, je savais.

Nous ne sommes pas seuls.

Celà faisait des siècles qu'aucun serviteur du spiritum diabolis était mort, Reidren avait donc opté pour la prudence, réanimant des anciens cimeterres souterrains, une troupe de squelettes qui lui serviraient d'éclaireurs avant la venue de ses propres troupes. Cette troupe était apparue dans le vallon derrière les ruines de la forteresse, misérables et frêles êtres, vivant sous l'effet d'un mince fil magique, doté d'épées faites de moelles et d'os. Un simple sort de feu suffit à briser le charme. Sentant que sa magie était contre-carré, le démon fit une chose à laquelle je ne m'attendais pas, il apparut lui même.

Un feu apparut soudainement d'un bosquet proche de moi, et dans les flammes de celui-ci, les contours du corps de Reidren se dessinait, et le démon arriva vers moi comme s'il franchissait une porte de flammes.Il m'adressa la parole dans sa propre langue.




Malédiction sur ton âme, Nalec.
Malédiction sur ton âme, Reidren.
Ainsi tu nous défies à nouveau, la voix de la mort te guiderait-elle?

Il s'approchait de moi, calme et serein, parlant aussi poliment qu'un elf le ferait.

J'ai bien peur qu'elle et moi soyons en froid, nous nous evitons depuis fort longtemps, et je ne lui envois que de faibles âmes pour combler mon absence.
A quoi penses-tu donc? Tu crois te frayer un chemin jusqu'au temple maudit par ta seule épée? Souhaiterais-tu nous affronter tous un par un? Ou bien espères tu mourir merveilleusement lors d'un dernier combat face aux démons.

Il s'excitait sous l'effet de ses propres paroles, ses yeux devenants noirs de plaisir à l'idée de me voir combattre et périr.

Tu me connais toujours aussi bien, il en va de même pour moi, les hommes de pouvoirs se comprennent que trop bien.
Quel pouvoir te reste t-il? Elf de sang. Tu n'as plus rien du grand meneur d'hommes que nous avons vaincus autrefois. Mais tu n'as pas tors en ce qui me concerne, j'ai entre mes mains une puissance bien plus grande que tu ce que tu as déjà vu.

Les trompettes sonnèrent, Reidren se mit à regarder derrière mon épaule. Bien qu'il fut proche de moi, je ne craignais pas qu'il m'attaque directement. Il savait que seul l'effet du nombre pourrait m'abattre. Je me retournai donc et fixait l'horizon, bloqué par une épaisse forêt à quelques kilomètres de moi.

Et je vis alors les arbres s'écarter, se faire broyer, exploser, tomber par centaine, le terrain face à moi changeant aussi vite que si on avait usé de magie.


Les démolisseurs, on en a crée une armée spécialement pour te tuer. Maintenant que nous savons où tu es, il ne nous reste plus qu'à profiter de ton agonie.

Le démon repartait pour franchir le portail de feu, sans me retourner pour le viser, je pris une de mes dagues et la lui lança, non pas pour le tuer, ni même pour le blesser, simplement pour la politesse. Il la reçu au moment même où il traversait les flammes, arrivé dans sa demeure, il l'arracha de son dos avec plaisir, et rit de ma farce.

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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Lun 19 Nov - 23:35

Les démolisseurs, des semis trolls armées de haches et d'objets projetant des flammes, nouvel artifice de l'ennemi. Toute la forêt à l'est brulait et tombait sous mes yeux, heureusement pour moi ce n'était pas ma route. Je partais vers le Nord, esquivant encore l'heure où je devrais abandonner la verdure. Ces démolisseurs me poursuivant, je serais vite contrains à me battre et donc repérer, ils étaient brutaux, téméraires, et infatiguables. Reidren s'attendait à ce que j'aille vers le Sud, vers le temple. Je partais donc vers le nord, revenant sur mes pas, je contournerai cette armée fatal pour moi par l'est ou l'ouest.

La forêt, et toute trace qu'elle avait existé avait disparu en moins d'une heure. Mes ennemis au repos, attendaient de nouvels instructions. L'horizon dégagé, je vis ce que j'appréhendais, l'armée de Reidren avançait, immense armée de fantassins. Convaincus que j'avais déguerpis en vitesse, il avait envoyé ses fantassins battirent son nouveau domaine, sans prendre le temps d'envoyer plus de troupes à ma poursuite que ces coupeurs d'arbres. Nous avions quittés les ruines du chateau et avions trouvés une colline, du haut de laquelle, je pouvais suivre les mouvements de l'ennemi, grace à ma vue d'elf. Mais du haut de cette colline, j'étais moi même bien visible.

Par chance, ou peut être était-ce une ruse de Reidren, les démolisseurs partirent vers l'ouest, là où j'avais envoyé Lelia, laissant l'armée de fantassins envahirent le pays. Le fracas de leur cris était insuportables, des voix d'orcs, mélés des cris stridents de certains morts-vivants, suivis d'hurlements de bètes. Hideux, pitoyables, innomables, méprisables monstres, abérations! Leurs vies devaient se finirent dès à présent. Puisque que les semi-trolls étaient partis. Ils passaient à présent la colline devant moi, je dévalais la pente face à moi, et me retrouva dans le vallon. Eux mêmes m'avaient repéré et courraient tous dans ma direction. Comme à mon habitude, je m'efforçais de redevenir totalement calme, ne ressentant, ne voyant, n'écoutant que le vent, qui glissait sur tout mon corps, je fermai les yeux. Mes sens étaient exacerbés, ma colère se dissimulait, se serrait dans un coin de mon esprit, je pouvais ressentir pleinement chaque partie de mon corps, j'en controlais tous les muscles, aucun mouvement ne m'était impossible, mes gestes n'avaient plus de limites. Enfin, le premier soldat se trouva à portée.

J'ouvris les yeux. Ma colère rejaillit en explosant, envahissant mon être, et donnant une seconde force, une rage dans mon corps. J'étais puissant et enragé. A la seconde où j'ouvris les yeux et les posai sur mon adversaire, cette chaleur abondante qui m'habitait foudroya l'orc qui s'écroula, l'esprit brisé. Et le combat commença.

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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Dim 9 Déc - 14:25

Un mouvement ample de bas en haut, l'arme adverse éclate en morceau, je redescends brutalement ma lame en avançant, le corps adverse éclate. Ainsi, brisant boucliers, masses d'armes, épées d'un coup, j'ôte la vie d'un deuxième coup. Précis, nette, violent, cruel. L'agonie est atrocement lente ou la mort horriblement rapide et fulgurante, ne laissant pas un le temps d'un dernier souffle. Les troupes courraient tout éperdues, je les abattais tout en reculant, les cadavres s'amoncelaient.

Ma force venait plus de mon esprit que de mes membres, ainsi le voulait le pouvoir du Phénix. Ces misérables démons et morts-vivants n'avaient aucune volonté propre, leurs lames ne faisaient donc pas le poids. Un coup en diagonale, le bouclier s'arrachait du bras, un pas en avant, pointe de l'épée en avant, je transperçai rapidement l'orc, pour une fraction de seconde après, bloquer une nouvelle attaque. Le sifflement des flèches m'étaient inaccessible, les cris, les chocs, les mouvements, tant de choses qui oblitéraient mon esprit. Je fais un bond en avant, car à ma place, les morts et leur sang répandu à terre me gènent. Certains étaient plus dangeureux morts que vifs.

Je me souvenais de l'époque où je n'étais qu'un soldat elf, l'épée du phénix pendait à ma ceinture, je n'osais l'utiliser. Avec un simple épée à deux mains, je m'efforçais d'abattre des morts-vivants immortels et invulnérable. Aujourd'hui, un simple coup, de cette langue de feu pure, et le charme qui les maintenait en vie se dissipait comme la poussière dans le vent. Au bout d'une demi heure, je vis les archers se placer sur le haut de la colline face, et sur le versant de la colline derrière moi. Pris entre le marteau et l'enclume par les fléaux d'armes, je compris que Reidren avait pris connaissance de ma présence, et avait trouvé ce fin stratagème pour m'abattre.

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MessageSujet: Re: Nalec de Pilmaldur   Ven 14 Déc - 12:32

La brume environnait la bataille, je ne voyais rien au delà des collines qui m'entouraient, le misérable vallon couvert de sang et de cadavres. Je ne cherchais que le moyen le plus efficace de tous les tuer. Une volée de flèches fut envoyé, mes ennemis les plus proches périrent, d'autres se massaient pour prendre leurs places, et les volées se succédaient, tuant leurs propres alliés, mais jamais ne m'atteignant. De misérables flèches de bois, qui une fois trop près de moi, ne pouvait que se transformer en cendre, la pointe de métal tombant inutilement à mes pieds.

Ni le nombre, ni les volées ne parvenaient à m'abattre, mais je m'épuisais peu à peu. Cependant, les forces armées de Reidren aussi. Mon corps s'épuisait, mais ma volonté elle, restait ardente, inébranlable, je bougeais, tournais sur moi même, impulsion gauche-droite, je frappais, déchirais a chair, rompais les os. La chaleur de mon corps, le feu qui commençait à jaillir de mes mains, au fur et à mesure que je devais user de magie pour détruire les flèches ennemis. Celà brulait le sol, chacun de mes pas laissait une empreinte noiratre, bientot suivis de quelques étincelles. Reidren vit que je perdais mon propre controle, et deviendrait bientot l'elfe sanguinaire qu'il avait connu lors de notre dernière bataille. Le gout du sang, de la guerre, le plaisir meurtrière, la corruption de Teliarok tout entière. Tout celà fit que le feu du Phénix qui me transformait autrefois en grand guerrier, me transformait maintenant en assassin sanguinaire. Totalement invincible.

Reidren ne voulait pas que celà arrive, il ordonna aux troupes de cesser le combat, et de battre en retraite.

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