Nalec

Role play Nalec de Pilmaldur chef des Flammes du Phénix
 
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 guilde

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Nalec
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Date d'inscription : 18/08/2007

MessageSujet: guilde   Dim 3 Avr - 16:25

Teliarok, la guerrière. De toutes les terres que j'ai pu fouler, c'est la plus maudite et la plus aimée. Nous avons toujours cru que nous la surpasserions, mais nous avions tort. Enfin presque.

Après la disparition de l'île, j'échouais sur Nasta et commençais une vie d'errance. J'avais tout perdu et ma fierté était balafrée par le cataclysme, j'étais brisé dans mon orgueil et ma puissance. Jusqu'à ce que le hasard me fit reconnaitre une bannière au loin. C'était celle de Vogor. Ainsi le seigneur de Nalle avait survécu et avait rebâti un royaume sur la nouvelle île de l'empereur. Cet homme avait décidément une volonté inébranlable. Je fus invité au château et un malaise s'empara de moi. Les armures des soldats autour de moi étaient rouillées, leurs barbes mal rasées et il régnait une odeur d'eau croupie qui, je le craignais, reflétait l'état d'esprit des soldats de Nalle. Le sourire qui apparaissait sur mon visage tandis que je rentrais dans la salle du trône, s'estompa. Vogor avait vieilli et ressemblait à présent à un faible vieillard, ses forces déclinaient. Nous étions deux âmes dont la flamme s'était éteinte.

Lorsque nous vivions sur Teliarok, j'avais l'honneur de diriger une guilde. Les Flammes du Phénix, le nom venait du lien qui nous unissait, à savoir l'immortalité, et la faculté de renaitre de nos cendres lorsque nous mourrions par l'épée. Nous avions pour but d'instaurer la justice et la prospérité sur cette île ravagée par la guerre depuis des siècles. Nous voulions rendre les gens heureux. Mais j'appris avec amertume que se battre pour un idéal, c'est se battre malgré tout. Mon plus puissant disciple, Trandil de Fecia, quitta la confrérie pour fonder sa propre guilde. Il avait, je crois, les mêmes objectifs que moi. Mais pas les mêmes méthodes. C'était un magicien, et le mot est bien faible pour décrire tout ce qu'il était. Un chef de son vivant, il fut un symbole dans la mort. Comme une étoile lointaine qui guiderait irrésistiblement nos pas.

Sa guilde se nommait les Magiciens de l'enfer. De toutes les guildes sur Teliarok, c'est celle qui perdura le plus longtemps, et pour cause, les magiciens qui la composaient, inspiraient la peur à leurs ennemis. Nul ne savait exactement quelle était leur magie, d'où elle provenait, de quelle sorte elle était. Le magicien rouge semblait posséder le secret d'une puissance infinie. Ils furent nombreux à le rejoindre, par admiration, dévotion ou par bravoure. Car le sillage que laissait le magicien rouge derrière lui était fertile et prospère. Sous son autorité de nombreux peuples trouvèrent la paix, et les causes nobles eurent un défenseur capable de repousser l'infamie. Pendant un temps du moins.

J'ignore comment cela s'est produit, mais le Magicien rouge, Trandil, mourut. Tout puissant qu'il était il n'avait pas échappé à la mort, c'est une énigme pour moi. Son apprenti, Tyrion d'Urioniel, reprit les rênes de la guilde, secondé par le seigneur de Nalle. C'est à ce moment là qu'avec l'accord du magicien, j'accordais aux membres des Magiciens de l'enfer, l'immortalité et le pouvoir de renaitre de leurs cendres. Afin que plus jamais une telle lumière ne soit perdue. Main dans la main nous oeuvrâmes pour un monde meilleur et tentâmes de devenir des hommes meilleurs. Et voilà tout ce qu'il en reste: un elfe épuisé et un vieillard assis sur un trône poussiéreux. Nous avions vécu tant de peines et tant de désillusions. Pour finalement arriver ici, sur Nasta, sans rien.

Mais ce n'était pas la fin. Je sentis la vie renaitre en moi et mon regard redevenir dur. Je m'approchais à grands pas de Vogor et le saisis par l'épaule.
<< Vogor, Vogor, c'est moi, c'est Nalec, tu me vois? Je plantais mon regard dans les yeux laiteux du vieil homme. Lentement il redressa la tête et l'intelligence revint dans ses yeux.
-Nalec . . . Enfin.
-Il est temps à nouveau. Lève toi!>>
Et alors je posais la main sur la poitrine du Roi et lui insuffla le pouvoir du Phénix à nouveau. Il prit une grande inspiration, et ce fut comme si son corps abritait un nouveau sang, un nouveau souffle. Il se leva et regarda droit dans les yeux et je ne vis rien d'autre qu'une détermination implacable.

<<Merci Nalec. Son regard se porta au loin tandis qu'il réfléchissait. Allons chercher Tyrion. >>

La quête du chef des Magiciens de l'enfer ne fut guère aisée, mais apporta des fruits inattendus. Contrairement à mes chevaliers, presque tous les magiciens de l'enfer avaient survécu. Leurs pouvoirs avaient certes décliné et la vieillesse commençait à en abattre plus d'un, mais leur magie existait toujours. Vogor et moi nous pûmes rassembler les membres de l'ancienne guilde, jusqu'à ce qu'un jour, ils furent suffisamment nombreux pour tenter un sort et convoquer Tyrion. J'assistais, muet et impatient, à la préparation du sortilège qui devait transporter Tyrion dans la salle du trône. De tous les elfes que j'avais connu, c'était Tyrion que j'admirais le plus. Il avait su être sage et bienveillant bien au delà de ce que j'avais cru possible lorsque la charge de chef de la guilde lui avait été transmise.

Les Magiciens de l'enfer entamèrent leurs incantations. Ils étaient devenus si faibles qu'ils durent s'y mettre à quatorze pour utiliser le sort de convocation. Ils se tenaient en cercle et une série de runes elfiques apparut entre eux. Tandis que les autres alimentaient le sortilège, Vogor s'avança, prononça quelques mots de commandement et frappa l'air de son bâton. Les murs tremblèrent un instant et Tyrion apparut. Surpris, il tourna un regard interrogateur sur tout ce qui l'entourait, sans comprendre. Jusqu'à ce qu'il reconnut le visage de ses anciens membres. Il ne sut alors où donner de la tête et se jeta sur le premier venu en criant de joie. Lui aussi avait erré longtemps sans but sur Nasta, désabusé.

Ainsi donc les Magiciens de l'enfer étaient de retour, prêts à reprendre le combat contre le mal. Je souris devant un bonheur que je ne pensais plus ressentir à nouveau. C'était une renaissance. Ce groupe si solidaire et si uni de seigneurs, retrouvait vie et espoir. Vogor et moi avions rassemblé tous les anciens membres de la guilde et nous allions à nouveau faire connaitre nos idéaux à toute l'ile. Peu de temps après, Tyrion et moi, nous nous isolâmes un moment pour parler et pour une raison que j'ignore, il me céda la direction de la guilde. Cette décision était-elle due à la diminution de leur magie? A la longue période de désarroi qu'il avait vécu? Je l'ignore encore aujourd'hui. Une lourde tache m'est imposée. J'espère seulement en être à la hauteur.

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