Nalec

Role play Nalec de Pilmaldur chef des Flammes du Phénix
 
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 Nalec, troisième fils du comte de Pilmaldur

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Nalec
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MessageSujet: Nalec, troisième fils du comte de Pilmaldur   Jeu 10 Oct - 20:12

Il faisait froid. Je ne pouvais plus sentir mes orteils au fond de mes bottes. Mes mains étaient violettes et je voyais l'air s'échapper à chaque respiration. J'avais encore mal à la hanche et à la jambe, je m'y connaissais assez en blessure pour savoir que j'aurais deux hématomes violacées pendant plusieurs jours. A nouveau je regardais dans mon dos. A combien de distance se trouvaient les gobelins? Me pourchassaient-ils? Un de mes compagnon allait apparaitre, galopant à bride abattue pour fuir une mort certaine? Un long chemin s'étendait encore devant moi, je ne voyais ni fumée ni signe de civilisation quelconque, seulement de la pierre grise sous mes pas et des montagnes escarpées au flancs dentelés qui m'environnaient.

Alors voyageur, comment ça va? Me demanda t-il avec une main sur mon épaule comme pour me réconforter.

Que dire, quoi faire? Je me souvenais vaguement avoir atteint la muraille du village. Rivellon. Plus tard en discutant avec les gardes dans l'auberge, j'apprendrais que je m'étais évanoui avant d'avoir réussis à prononcer un mot. Mais pour le moment la douleur et la fatigue consumait ma raison.


Je suis Nalec.Et je m'endormis à nouveau.


Il faisait froid dans la chambre. C'est cette gène qui le réveilla. Il etait torse nu, deux larges cataplasmes couvraient sa hanche et sa jambe. Quelqu'un s'etait occupé de lui et il en fut soulagé, celà signifiait qu'il était dans une zone sure, sans ennemis à ses trousses, protégé ses semblables. Il regarda autour de lui, et ses reflexes militaires prirent immédiatement le dessus. Il fit l'inventaire de ce qu'il avait. Une armure complete, brassards, cotte de maille, casque, jambières, cuissardes, son épée, son bouclier, sa chemise et son plastron de cuir. Il savait qu'il avait abandonné le reste pendant sa fuite. Il avait d'autres affaires dans les bagages du cheval de selle et d'autres encore dans les sacoches de mon propre cheval mort pendant que je le chevauchais. La chute l'avait blessé à la hanche. La jambe elle avait reçu un coup de gourdin, la jambière droite, posée par terre devant lui, était tordue.

Il se vetit, mais pour une fois, se permit de desserrer quelque peu les lanières de cuir qui attachaient son armure. Et il ne mit pas son casque. Il sortit de la chambre, vérifia que son fourreau était bien accroché dans son dos et examina son environnement. Il se trouvait à l'étage d'une spacieuse auberge, entièrement construite avec de puissantes poutres en bois noir. L'escalier face à lui etait également fait de larges planches de bois, de même que la rampe. Cette construction était plutot impressionnante et lui rappelait les imposantes dépendances du chateau où il vivait. Il avait toujours préféré les batiments en bois plutot qu'en pierre.

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MessageSujet: Re: Nalec, troisième fils du comte de Pilmaldur   Sam 7 Déc - 23:24

Nalec repéra plusieurs chambres apparemment identiques à la sienne au premier etage. Un petit coup d'oeil lui apprit également qu'il y avait une alcove surplombant le salon principale avec une grande table richement décoré. Il descendit les escaliers pour arriver au salon et se dirigea vers le comptoir pour y rencontrer le tenancier.

Salutations.
Ah! Repondit l'aubergiste.Voilà notre blessé à nouveau debout. Je m'appelle Jerome.
Nalec.
Je sais. Tu l'as dis dans ton sommeil. Nalec acquiesça en hochant la tete.
Je suis le fils du comte, je suis venu ici avec cinq compagnons, chevaliers comme moi, avez vous entendu parler d'eux ou reçu d'autres blessés?
Jerome s'immobilisa et devisagea Nalec un moment sans savoir quoi repondre. Le chevalier insista et Jerome commença à bafouiller.
Euh... non on a reçu personne d'autres que vous. Mais vous devriez aller voir le maire il pourra vous en dire plus.
Tres bien, où est-il?Demanda t-il poliment mais avec autorité.
Aller en direction de l'eglise, depasser la et continuer encore sur le chemin, c'est la dernière maison, elle est plutot grande.
Il le remercia d'un signe de la tete et s'appreta à partir lorsqu'il entendit un petit cri non loin. Six soldats en armure etaient rassemblés autour d'une table ronde, leurs épées négligeamment posées à terre et des chopes de bière emplissaient la table. Le cri venait de la serveuse, une jeune femme blonde d'environ 19 ans. Nalec mit un long moment à comprendre que l'un des soldats venait tout juste de pincer les fesses de la jeune fille. Il savait, car on le lui avait appris, que la discipline des soldats etait parfois mauvaise mais étant un noble, il ne la voyait que pour la première fois. Ne pouvant supporter un tel manque de sérieux il decida de s'avancer.

Soldats! Debout!Ayant parlé trop fort pour etre ignoré, l'un des soldats repondit à Nalec
Qu'est ce que tu veux toi? T'es qui d'abord?Dit-il en tanguant légèrement, la bouche rendue pateuse par l'abus d'alcool.
Je suis Nalec, fils du comte de Pilmaldur, je vous ordonne de vous lever et de retourner au camp!
Va te faire foutre.Repondit le soldat en se retournant sur sa chaise pour faire dos au chevalier.
Alors Nalec fit un pas en avant, posa la main sur l'épaule du soldat, celui ci se retourna à nouveau et reçut un violent revers sur la figure. Le geste ne passa pas inaperçu et les autres soldats reculèrent leurs chaises pour se lever, mais Nalec fut le plus rapide. D'un geste souple il dégaina son épée de derrière son dos et la pointa sur le visage de l'homme à sa gauche. La lame n'était qu'à vingt centimètres du visage du soldat qui n'avait pas fini de se lever.
Tous les soldats s'immobilisèrent et devinrent silencieux. Alors Nalec arma son bras et frappa le visage de l'homme qu'il tenait par l'épaule avec le pommeau de son épée, l'assommant à moitié sur la table.
L'un des soldats à l'autre bout de la table lança un juron, ramassa son épée et s'avança en direction de Nalec avec un évident excès de colère.

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MessageSujet: Re: Nalec, troisième fils du comte de Pilmaldur   Dim 8 Déc - 15:04

Nalec recula et se prépara au combat. L'homme avançait vers lui, rejoint par ses autres camarades, il avait la face rouge de colère et d'alcool. Mais alors une voix retentit.

Que se passe t-il ici?! Ma parole vous etes encore saouls!Rugit un homme avec une voix de stentor. Il portait une armure plus lourde et légèrement différente de celle des autres soldats, mais c'est à son casque ailé que Nalec reconnut en lui un officier.
On a rien fait monsieur, c'est cet idiot qui a frappé Marcus, r'gardez!Repondit le soldat en montrant du bras Marcus à moitié assomé sur la table.
Puis-je savoir qui vous etes?L'officier se tourna alors vers Nalec et l'observa quelques instants, comme pour se souvenir de qui il était. Finalement il dit.
Je suis le lieutenant Quintus, je dirige ces hommes. Maintenant baissez vos armes avant que je ne vous foute tous aux cachots!
Tout le monde obeit. Le lieutenant, les poings sur les hanches, continua.
Bon maintenant dites moi ce qui s'est passé! Vous pour commencer!Dit-il en regardant Nalec.
Rien monsieur, juste un peu de fraternité avec les soldats.Dit Nalec avec un ton neutre. Le chevalier était habile au mensonge et la sincérité avec laquelle il répondit, rendit le lieutenant confus.
COmment ça rien!? On vient de me dire que vous avez assomé Marcus et je vous vois tous l'épée tirée et vous ...
Doucement lieutenant!L'interrompit Nalec.Je n'aime pas vos accusations ni votre ton. Je viens de sortir de ma convalescence et j'apprécierais qu'un officier tel que vous m'explique où je suis et dans quelle situation!
Le lieutenant Quintus reflechit un instant, immobile, regardant fixement Nalec.
Très bien.Repondit-il.Vous autres, retour à la caserne et au pas de course!

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MessageSujet: Re: Nalec, troisième fils du comte de Pilmaldur   Dim 8 Déc - 19:53

Le lieutenant Quintus et Nalec sortirent de l'auberge. Il y avait deux tables dehors ainsi qu'un paravent pour les protéger de la pluie. Sur une des tables deux hommes étaient assis, apparemment depuis un moment. En face l'auberge, il y avait la caserne. Contrairement à tous les autres batiments du village, la caserne et l'auberge avaient été construites pendant les anciens temps, et les edifices étaient imposants. Faites de lourdes pierres et de solides charpentes en bois. Chacune avec deux étages et une grande cave. A droite des deux hommes, la muraille d'enceinte du village s'étendait. Le village était entouré par un lac et les montagnes de l'est jusqu'au nord-ouest, sa face sud nord-ouest donnait sur la vallée. Après les murailles, le terrain descendait lentement et en bas les fermes et les cultures s'étendaient dans la vallée supérieure. A gauche des deux hommes, il y avait différentes maisons, on voyait au loin l'eglise et le terrain allait en montant. Une rivière coupait le village en deux juste derrière la caserne. Nalec et le lieutenant devisèrent un instant.

J'ai besoin de voir le maire, avec vous de préférences. Dites moi, avez vous des nouvelles des hommes qui m'accompagnaient?
Non aucune nouvelle. Et d'ailleurs j'aimerais aussi savoir d'où vous venez.
Je suis Nalec, fils du comte de Pilmaldur. Je suis venu ici avec cinq autres chevaliers afin d'aider vos hommes tuer tous les bandits de la region, mais ... ça ne s'est pas passé comme prévu. Sur le chemin nous avons été attaqué par plusieurs dizaines de gobelins, peut etre une centaine même plus. Je ... je me suis échappé, mes hommes sont surement morts ... j'avoue que je ne m'attendais pas à cela.

Les deux hommes restèrent silencieux un moment, chacun pour des raisons différentes. Un petit vent balaya la scène et le lieutenant se lança.

Venez avec moi, le maire et moi avons à vous parler.

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MessageSujet: Re: Nalec, troisième fils du comte de Pilmaldur   Dim 15 Déc - 16:25

Le lieutenant Quintus conduisit Nalec à travers le village. Esquivant les poules et les oies, Nalec put voir le village quasiment dans son intégralité, il y avait surtout des maisons de fermiers avec une cour pour le bétail les cochons les chèvres et autres animaux, il y avait également d'autres maisons plus petites qui en générale appartenaient à des mineurs comme le chevalier devait l'apprendre plus tard. En passant devant la caserne, Nalec aperçut les hommes de la garde subirent l'entrainement d'un homme à la voix grave et forte, les soldats maniaient de longues et lourdes épées à deux mains. Ils tournaient sur eux mêmes pour se donner de l'élan et finissait par une rotation du bassin pour assener un coup qui aurait certainement couper un homme en deux. Les deux hommes passèrent devant un puits à coté duquel plusieurs femmes faisaient leur lessive ensemble en jacassant. La rivière passait entre le moulin et la forge au sud et au nord elle séparait la maison du maire, du coté est, et l'église du coté ouest.

Une domestique ouvrit la porte de la maison et nous conduisit au bureau du maire. Nalec ne fut guère étonné de trouver de l'encre des plumes et des meubles ouvragés. Il s'attendait à ce que le propriétaire du village soit quelqu'un d'instruit et de plus riche que la moyenne. Le maire se leva, fit le tour de son bureau et salua chaleureusement Quintus, puis souhaita la bienvenue à Nalec en lui serrant la main.


Asseyez vous s'il vous plait. Je m'appelle Beranz et vous?
Nalec de Pilmaldur, troisième fils du Comte, je suis venu ici avec cinq compagnons, des chevaliers, comme moi. Avez vous des nouvelles d'eux?

A ces mots, Beranz eut une hésitation, tout comm Quintus une demi-heure avant. Nalec jeta un coup d'oeil à Quintus, il semblait géné. Prudent il attendit la suite des évènements.

Je suis désolé pour vos hommes Nalec mais nous n'avons aucune nouvelle. Pourriez vous, avant toute chose, nous raconter comme vous etes parvenu jusqu'ici et ce qui vous est arrivé.
Le Comte a reçu votre demande pour un soutien militaire dans la vallée sans nom. Il a dépéché une centaine de soldats qui sont passés par la route du Sud menant vers Aleroth. Deux jours après avoir donné l'ordre aux soldats de partir, on a reçu un messager d'Aleroth nous informant que de nombreuses caravanes avaient été pillés aux alentours de la vallée sans nom, les témoignages parlaient d'une bande de bandits. J'étais à l'époque à l'académie des chevaliers de Pilmaldur, et quand le Comte a reçu le message, il a décidé d'envoyer tous les chevaliers nouvellement décorés, passer leur bapteme du feu ici. Nous étions six en tout. Notre role était de prendre le commandement des hommes ici présents et d'éradiquer à la fois la menace gobeline et la menace des hors la loi.

Les deux autres hommes écoutèrent Nalec en silence, sans rien dire. Quintus n'osait même pas regarder en direction du noble.

Continuez Nalec, je vous en prie.
Très bien... Nous avons pris la route du Nord, qui passe à travers les montagnes. Et nous avons été attaqués, je dirais... à environ six heures de marche d'iciDit-il après avoir pris un instant pour se remémorer combien de temps il lui avait fallu pour échapper aux gobelins et arriver ici.
Les gobelins étaient des dizaines, peut être même des centaines. Ils se déplaçaient en une énorme bande, une vague descendant des montagnes. Ils ont traversé la route et nous avons été pris en plein milieu. Mes hommes et moi étions à cheval, nous avons essayé de traverser la masse. Je suis le seul à avoir réussis à sortir et m'échapper. Mon cheval est mort une heure après. Et puis voilà.

Beranz se prit la tete dans les mains. Quintus gardait la tete baissée.
Merde!
Nalec regardait alternativement Quintus et Beranz, attendant une quelconque réaction. Finalement il ne tint plus.
Bon aller, j'ignore ce qui se passe mais vous allez devoir me raconter tout ça. Mais d'abord j'ai besoin que vous me fournissiez une escorte. Il faut retourner à la route Nord pour découvrir ce qu'il y a à savoir sur mes amis et retrouver mon cheval. Il y a dans les besaces de nombreuses possessions dont je vais avoir besoin.

Les deux hommes s'éveillèrent et voulurent me répondre en même temps. Bien que Quintus ait la voix la plus forte, un geste de la main de Beranz le stoppa.

Ecoutez Nalec...
Comte Nalec!L'interrompit le noble. Beranz prit le temps de la reflexion.
Vous devez savoir une chose avant tout. La situation ici est assez difficile et nous avons de nombreux problèmes.Nalec crut alors comprendre la nervosité et le semblant de désespoir des deux hommes. Le maire se tourna alors vers le soldat.
Lieutenant, vous voulez bien lui raconter.

Cette demande mina encore plus le moral du lieutenant. Le père de Nalec disait toujours que lorsqu'un homme est triste dès le matin, cela reflète un problème profond.

Alors, nous sommes la deuxième garnison d'Ardarus. On a été envoyé ici par un ordre immédiat provenant de la capitale. En chemin, sur le pont qui est un peu plus loin dans la vallée, on a été attaqué à la fois par l'avant et l'arrière par des bandits. Ils étaient assez nombreux pour former une petite armée. Nous étions une centaine, avec trois officiers. Il ne reste plus que moi en officier et nous avons perdu 58 hommes plus deux qui ont déserté.

Nalec comprit alors à quel point le lieutenant Quintus devait etre desespéré. Ce soldat de carrière venait de rencontrer pour la première fois une défaite, et celle ci n'était pas légère. La désertion montrait bien que le moral des hommes devait être très bas.

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MessageSujet: Re: Nalec, troisième fils du comte de Pilmaldur   Dim 22 Déc - 17:36

Je vois que vous etes dans une très mauvaise situation. Quand est ce que cette bataille a eut lieu?
Il y a neuf jours.
Et qu'avez vous décidé pour la suite des évènements?
Nous avons envoyés un messager avec notre dernier coursier. Quand à notre stratégie. Disons que les options sont limitées. Nous pensions tenir le village et les fermes aussi longtemps que possible en attendant d'autres renforts, et au cas où les choses tourneraient mal, nous aurions pu évacuer par la route nord. Mais maintenant, avec les informations que vous nous avez donné, je doute que nous pourrions réellement le faire.
Une colonne de réfugiés avancerait trop lentement. Je ne comprends vraiment pas comment autant de gobelins et de criminels ont pu apparaitre aussi soudainement.
Cette région est peu peuplé, il y a la route en bas de la vallée qui est très fréquentée mais à part cela il n'y a que ce village. Cette vallée s'appelle la vallée sans nom, ce n'est pas pour rien. Peu de nouvelles de cette région parviennent aux oreilles de Pilmaldur et peu de soldats viennent par ici. Nous memes n'avions jamais eus à combattre depuis des decennies.

Nalec s'aperçut que les hommes en face de lui faisaient face à une situation à laquelle ils n'étaient pas préparés. Il les plaint, car il savait que c'était un coup dur. Il savait que la situation du village était difficile, mais au moins elle était claire. Il fallait tenir. Face à une force ennemie bien plus puissante. Nalec pensa aux fermes. Il savait qu'elles ne pourraient pas être protégées, elles étaient à l'extérieure de la muraille d'enceinte et n'étaient pas regroupées.

Je partage votre désarroi messieurs. A votre place j'aurais du mal à encaisser aussi. Mais j'ai maintenant besoin de votre aide, dans l'heure qui suit. Donnez moi une escorte pour que je puisse récupérer ce que j'ai perdu en chemin et pour essayer d'en apprendre plus sur mes compagnons.
Non.Répondit Beranz.
C'est un ordre Beranz, pas une requete.
Beranz hésite quelques instants avant de répondre.

Je n'ai aucune preuve que vous soyez réellement Nalec, fils du comte de Pilmaldur. Je vous confierais pas mes hommes.Dit-il avec autorité et froideur.

La tension dans la pièce devient immédiatement palpable. Quintus n'osait pas bouger. Nalec lui tremblait légèrement, les yeux grands ouverts.


J'espère que vous etes en train de me faire une mauvaise blague sinistre imbécile. Croyez moi vous ne voulez pas me voir en colère.
Je ne plaisante pas du tout. Je ne vous connais pas. J'ignore tout de vous sinon que vous étiez un jeune homme blessé avec une épée et une armure et qui se prétend noble et chevalier.
Nalec se leva d'un bond en tirant son épée de derrière son dos.
Cette insulte est intolérable! Je ne prétends rien! Et si vos routes étaient plus surs, j'aurais cinq témoins avec moi! Que vous le vouliez ou non je suis le commandant de ces lieux!
Les deux autres hommes s'étaient également levés et avaient tiré leur épée.
Cela jamais!

Nalec réfléchit quelques secondes. Il avait toujours l'épée pointée vers Beranz, mais celui ci était de l'autre coté du bureau. Alors que Quintus lui se tenait plus près, Nalec savait qu'il devrait d'abord s'attaquer à lui.

Je ne peux peut etre pas prouver mon identité, puisqu'aucun de vous n'est assez riche pour avoir déjà eut l'honneur de m'etre présenté! Mais le signe sur le pommeau de mon épée est celui des chevaliers de Pilmaldur, le signe de l'académie. Et à titre de chevalier, j'ai un grade supérieur à celui de capitaine dans l'armée de Pilmaldur. Ce qui signifie que je suis de toute manière le plus gradé dans cette pièce.
C'est exact mais vous etes un étranger, et je ne confierais pas la vie des soldats d'ici et de mes villageois à un inconnu. Surtout à un jeune sans expérience, qui visiblement ne comprend pas que la situation est trop délicate pour qu'une simple règle du protocole résolve la situation.

La rage de Nalec s'intensifia. On était en train de tout lui enlevé. Toute la reconnaissance qu'on lui devait, l'obéissance qu'on lui devait, le respect. Ses muscles se contractaient et il était prêt à lancer une botte en direction de Quintus, il savait déjà quelle feinte il ferait.
Mais finalement il rangea son épée dans son fourreau d'un geste brusque. Avec un regard noir de haine et de dégout, il quitta la pièce sans ajouter un mot.

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MessageSujet: Re: Nalec, troisième fils du comte de Pilmaldur   Mar 24 Déc - 0:11

Nalec quitta la maison et marcha jusqu'à la taverne sans s'arreter. Il ruminait en chemin, pestant et injuriant copieusement le maire et son abruti d'acolyte. Ce n'est qu'une fois arrivé devant l'imposante auberge qu'il se demanda quoi faire. Il décida d'aller récupérer les affaires sur son cheval, même sans escorte, car c'était un homme qui n'avait pas peur de la masse gobeline, il leur avait déjà échappé une fois. Le plus effrayant est toujours de faire face à sa peur,et lorsque cela est fait pour la première fois, les fois suivantes sont plus faciles.

Il pénétra dans sa chambre, resserra les lacets qui nouaient les pièces de son armure, attacha son bouclier à son avant bras droit et sortit. Il partit en direction de la route nord. Le voyage aller fut pénible car il ignorait combien de temps il devait marcher avant de retrouver son cheval. Il se demanda même si les gobelins n'avaient pas emporté son cadavre et s'il ne marchait pas pour rien. Cette éventualité plomba son moral, puis il se souvint des mots de l'un de ses instructeurs à l'académie, qui disaient qu'un homme marchant avec le moral ou l'esprit tourmenté marchait moins vite et s'ajoutait un fardeau. Alors il se força de faire le vide et continua avec un nouvel entrain. Il lui fallut quatre heures avant de découvrir, comme il s'y attendait, son cheval gris mort. Une petite flaque de sang rouge se détachait dans ce paysage de gris. Nalec tria les sacoches, abandonnant celles qui contenaient des vivres pourris, et se remit en route vers le village. Il n'eut pas le coeur à rechercher ses compagnons. Il savait qu'il n'y avait aucune chance que l'un d'eux soit en vie et le lieu de la bataille était de toute manière trop loin. Il mit six heures pour revenir, ses épaules étaient meurtries par les cordes.

La nuit était tombée depuis longtemps et lorsqu'il parvint enfin devant l'auberge, il vit un groupe de soldats marcher en direction de la porte également.

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MessageSujet: Re: Nalec, troisième fils du comte de Pilmaldur   Mar 24 Déc - 17:01

Les soldats s’arrêtèrent, ils avaient reconnu Nalec, tandis que lui ne les reconnut que lorsqu'il fut sous la lumière.

Vous etes les soldats que j'ai réprimandé ce matin.Dit-il dans un souffle, toujours chargé des sacoches qu'il avait récupéré.
Oui monsieur, mais je vous promets, on va rien faire de mal, juste se détendre un peu avant de dormir.
Nalec hocha la tete.
Très bien, commencez par m'aider à porter ça dans ma chambre.Il déposa les sacs au sol et quelques hommes vinrent l'aider.
Au fait, merci pour tout à l'heure.
De?
De ne pas avoir dit au lieutenant ce qu'on faisait. Il nous aurait écorché pour l'exemple.
Portez mes bagages et on sera quittes.

Les soldats et Nalec montèrent à l'étage.

Au fait, c'est quoi votre nom déjà?
Nalec, chevalier de Pilmaldur.
Vous avez pas dit aussi que vous étiez un noble?
Nalec soupira. Il était las.
Je suis le fils du comte de Pilmaldur.
Sans un mot supplémentaire, il ouvrit la porte de sa chambre et rentra. Il entendit les soldats descendre l'escalier. Il se dévêtit et se coucha.

Le lendemain, il s'habilla à la militaire, comme chaque jour depuis qu'il était parti. Cotte de maille, bouclier au bras droit, épée dans le dos, armure complète. En descendant, Jerome le prit à parti.


Excusez moi de vous déranger cher monsieur, mais je me demandais si vous comptiez rester longtemps dans l'auberge et avec quels moyens?
Ah oui bien sur, je n'y pensais pas.Nalec sortit une des neufs pièces d'or de sa bourse et la donna à l'aubergiste, qui ouvrit de grands yeux et resta un moment stupéfait.
J'ignore combien de temps je vais rester, mais voici ce que je vous donne pour le moment, si jamais mes charges dépassent la valeur de cette pièce, faites le moi savoir. Je vous laisse tenir mon compte ici.

Puis il sortit et se dirigea vers la caserne. Comme chaque jour, il devait s'entrainer une heure. Il commença son entrainement à l'épée avec les autres soldats de la garde. Tandis qu'ils maniaient leur lourde épée à deux mains, Nalec s'entrainait à l'épée et au bouclier. Il en eut vite marre d'entendre l'instructeur vociférer contre ses hommes mais s'obligea à rester. Tout en s'étirant il se demanda quoi faire.
Il savait que cela ne servirait à rien de retourner voir le maire et Quintus. Non, s'il voulait le commandement des hommes de ce village, il devrait le prendre. Le moral était bas, il y avait donc une opportunité à saisir. Ensuite il faudrait trouver un moyen de lancer une attaque efficace sur les criminels de la région.

Il se dirigea vers la muraille d'enceinte et la sortie du village. La muraille était haute de trois mètres et suffisamment large pour que deux hommes marchent de front. Elle n'avait pas de porte. Nalec passa l'entrée et vit deux soldats monter la garde. Il s'adressa à eux.


Salutations, garde de Rivellon!
Bonjour monsieur.
Bonjour monsieur.Dirent-ils en hochant la tete.
Je m'appelle Nalec, chevalier de Pilmaldur, et vous?
Davyan, chevalier.
Et moi Kera, monsieur.
Vous pouvez m’appeler Nalec, il n'y a pas de différence désormais, nous sommes dans le même camp et je préfère être proche des hommes qui combattront avec moi.
Les gardes hochèrent la tete, sans trop savoir quoi répondre. Finalement Davyan osa.
Vous venez faire quoi ici? Vous étiez bien le chevalier blessé d'il y a deux jours non?
Oui c'est exact.Répondit-il.Je viens vous aider à vous débarrasser des gobelins et bandits de la région.

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MessageSujet: Re: Nalec, troisième fils du comte de Pilmaldur   Lun 24 Fév - 15:47

Le vent glissait sur les armures de cuir et d'acier des soldats. Tous casqués et armés, il n'en était pas pour autant des combattants tel que Nalec en avait connu toute sa vie. Il avait étudié à l'académie des chevaliers de Pilmaldur, un lieu où les meilleurs maitres d'armes passaient leur vie. Les hommes qui venaient s'entrainer ici provenaient de tous les royaumes, Temri, Kaliss, Meiv et bien sur, le duché d'Astragor. Pour la plupart il s'agissait de nobles de petites ou moyennes extractions venues profiter de l'académie la plus réputée du continent, construite à l'époque de la naissance du duché d'Astragor, lorsqu'Helgire, premier duc d'Astragor, déclara son indépendance vis à vis de Kaliss et qu'il chercha un moyen de se faire de nouveaux amis parmi les nobles voisins.
On dit qu'Helgire lui même fit les leçons de maniement de l'épée durant les dix premières années. Les chevaliers passaient deux à trois ans dans cette académie et devenaient de fines lames, mais aussi, pour ceux qui avaient la bonne naissance, de solides connaissances stratégiques et tactiques. La chance voulut que Nalec naisse dans le comté de Pilmaldur, rattaché au duché d'Astragor, et que l'académie soit sur les terres de son père.

Troisième fils du comte, il n'était pas destiné à gouverner. On lui fit comprendre dès sa plus petite enfance que son destin serait moindre que celui de ses frères. Au début il n'en conçut aucune rancoeur, car il avait un coeur tendre et supportait sans aucune tristesse les différences entre ses frères et lui. Jusqu'à la mort de sa mère à ses dix ans. Son coeur alors s'endurcit au fil des ans.
Il était le genre d'enfant à rechercher la compagnie des autres mais à ne trouver que la solitude, il s'y habitua et cela le suivit toute sa vie. Il n'avait pas l'habitude de la foule, des bandes d'amis qui se retrouvent dans les tavernes. Il avait toujours eus des adultes pour lui dire quoi faire, soit ses maitres d'armes, soit son père, qu'il considérait comme le plus sage et le plus instruit des hommes.


Dites moi Davyan, vous savez ce qui est arrivé exactement aux soldats de la garnison ?

Davyan rapporta l'histoire comme on lui avait certainement rapporté, de la bouche même des soldats qui avaient survécu. Les hommes parlaient d'une attaque simultanée à l'avant et l'arrière, et d'une défaite après une dizaine de minute de combat.

Et qu'en est-il des gobelins? On m'a dit que les paysans ne pouvaient plus aller dans les champs.
C'est vrai, mais ils y sont retournés maintenant, ils n'ont pas le choix vous voyez, c'est soit risquer sa peau et sortir dehors, soit mourir de faim dans deux mois.
Je comprends oui.Nalec tourna sur lui même et observa la foret alentour, les mains sur les hanches.
Si je suis ce sentier, j'arriverais aux fermes?

Les soldats hochèrent la tête, Nalec leur dit aurevoir d'un geste de la main. Il voulait évaluer la situation de lui même, parler aux paysans. Peut être que ceux ci pourraient lui donner des indices sur l'endroit où les gobelins se trouvaient. Le chevalier n'avait jamais tué quoique ce soit, il devait se trouver un ennemi faible en nombre et en force pour son premier sang. Après des années d'entrainement, ses sens étaient éguisés. Il marchait à l'affut du moindre bruit étrange, tournant la tête à droite et à gauche par méfiance.

Alors qu'il était à mi-chemin des fermes, il repéra à une centaine de mètres, des formes humanoïdes dans la forêt, à l'extérieur du sentier. Il sortit son épée du fourreau, plia les jambes et avança discrètement. Plus il se rapprochait, plus il entendait les grognements et les sons aigües venant des créatures. Leur peau était noire et brune, la tête incroyablement allongé derrière le crane, de sorte qu'on ne pouvait plus les confondre avec d'autres êtres vivants après en avoir vu un de leur espèce. Ils étaient petits et chétifs, pas plus d'un mètre cinquante malgré leur crane, et des membres fins. Cela rassura grandement Nalec. Il sentit qu'il était de taille à les affronter. Mais ils étaient deux.

Ils étaient penchés sur le cadavre d'un renard qu'il venait de tuer, se partageant la carcasse avec force de cri. C'étaient des gobelins. Des ennemis que Nalec devaient affronter et tuer. L'un d'eux portait deux cimeterres courts à larges lames dentelées, le second n'avait qu'un cimeterre du même genre. Habitué des combats à froid, Nalec sortit de derrière l'arbre depuis lequel il les observait, et avança vers eux en position de combat. Un silence glacial suivit son apparition. Les gobelins le fixèrent de leurs yeux fauves, avec une haine apparente. A moins que ce ne fut que de la sauvagerie animale. A trois mètres d'eux, Nalec se dirigea vers celui qui avait deux lames, bouclier devant lui. Le second gobelin partait à sa gauche, sans doute pour l'attaquer de flanc ou par derrière. Mais il avait peur et avait gardé une distance de sécurité trop grande. Le gobelin a deux lames sentit monter la tension au fur et à mesure que Nalec approchait, il se contenait difficilement.
Le chevalier avait une stratégie et perçut que le gobelin allait l'attaquer, il prit les devants en sautant vers lui, bouclier en avant et épée en arrière. Le gobelin, comme prévu, frappa de son cimeterre sur le bouclier juste en face de lui, or Nalec avait déjà armé son coup d'épée, et il frappa le bras de son ennemi au niveau du poignet, le tranchant net. Il exécuta un quart de tour vers la gauche tout en frappant pour se dégager, il faisait à présent dos au second gobelin.
Mais il avait le temps. Il se retourna et se mit en position de parade en tenant son épée à deux mains. La lame du gobelin frappa, puis glissa contre la lame du chevalier, car celui-ci tournait sur lui meme, en appui sur la jambe gauche. Puis il prit appui sur la jambe droite, immobilisa son buste et frappa à la tete, son coup d'épée déjà armé grace à la parade. Les deux gobelins étaient à terre, l'un avec la main tranchée, l'autre avec la joue ouverte. Nalec se précipita vers le premier gobelin qu'il avait frappé au bras, car il serait le premier à se relever. Il frappa avec son bouclier l'épée restante de son ennemi pour l'empécher d'agir, et enfonça son épée dans le ventre de la créature avec un cri de rage. Puis rapidement il la retira avec difficulté, et courut vers le second gobelin toujours à terre. Il savait qu'il ne devait avoir aucune pitié. Il posa le pied sur la main directrice du gobelin, se pencha en avant et frappa le gobelin au ventre, deux fois.

Puis il se redressa, se remit en position et s'écarta de ses ennemis. A terre, agonisants, tous les deux. Il regarda aux alentours pour vérifier qu'il n'y avait pas de nouveaux ennemis.

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MessageSujet: Re: Nalec, troisième fils du comte de Pilmaldur   Dim 2 Nov - 19:25

Le bruissement des feuilles, le bourdonnement des insectes dans les arbres. Nalec observa la zone autour de lui pendant un long moment. Mais il ne vit rien. Ne perçut aucun ennemi. Le combat était donc terminé, il venait d'abattre deux gobelins, deux créatures, qui en une minute, étaient passées de l'état de menace à cadavre. Il sourit. C'était sa première victoire, son premier sang. Il n'éprouvait ni degout, ni regret. Juste la fierté d'avoir vaincu son ennemi, ses années d'entrainement avaient prouvé leur valeur. Il regarda son épée avec une affection nouvelle.

Mais enfin il revint à la réalité. Il voulait aller aux fermes, découvrir quelle était la situation, mais le voilà face à deux cadavres de gobelins alors qu'il n'était pas même à mi chemin. Il repoussa l'idée de les enterrer aussi vite qu'elle était venue, trop d'effort. Cependant il sut qu'il devait exploiter sa première victoire. Il trancha les tetes des gobelins et fit demi-tour.

Nalec fut surpris de la quantité de sang qu'une tête pouvait contenir. Il contenait difficilement son dégout, mais il devait bien ramener une preuve de sa victoire au village. Il pensa à son discours une fois arrivé face aux gardes du village, il retourna encore et encore dans sa tête les paroles qu'il souhaitait déclarer. Mais lorsqu'il arriva devant les portes de Rivellon avec ses deux têtes de gobelins dégoulinantes, aux yeux révulsés, les gardes, qui s'étaient montrés courtois à l'excès une heure plus tot, l'interpellèrent en employant un ton que Nalec jugea trop agressif.


Vous voyez que ce n'est pas si difficile.Lança le chevalier avec hargne en les dépassant avec mépris.

Il lança son trophée au milieu de la place, et plusieurs passants et de nombreux gardes virent les têtes volées. Satisfait de son effet, il fit demi-tour et regagna le sentier en direction des fermes. Il lui fallut deux heures pour traverser les bois et atteindre la palissade qui entourait les fermes. Il surprit quelques gardes assis tranquillement à jouer aux cartes.

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MessageSujet: Re: Nalec, troisième fils du comte de Pilmaldur   Sam 11 Juil - 18:43

Salut l'ami!S'écria l'un des gardes, visiblement surprit par la tenue du chevalier.

En effet la tenue de Nalec n'avait rien à voir avec celles des gardes. Ils portaient, par dessus un tabard gris portant l'emblère de Pilmaldur, une cuirasse noir, cerclé d'acier, de larges épaulières, noires également, ainsi que des grèves, des protections aux hanches qui descendaient jusqu'aux genoux, laissant habilement ceux ci totalement libres de leurs mouvements. Ils portaient également des protections aux avants bras de même couleur.


Vous êtes les soldats du bataillon?Demanda le jeune homme.
En effet, en poste pour protéger les fermes.Lança t-il en ricanant, très vite suivit par ses camarades. Ils devaient etre une quarantaine.
Vous êtes combien?
Quarante, deux escouades au complet. La troisième escouade est en ville. On prend des tours de repos.Expliqua le soldat, sans se séparer de son sourire amusé.
Et personne ne patrouille?Demanda Nalec, incrédule. Cette fois-ci, le sourire du garde disparut, et il répondit hargneusement.
Et t'es qui toi? Qu'est ce que ça peut te fichtre!Demanda t-il en fronçant les sourcils.
Nalec, de Pilmaldur. Troisième fils du Comte.

Le jeune guerrier laissa la nouvelle pénétrer lentement l'esprit des gardes assemblés. Lorsque le silence fut suffisamment pesant, il ajouta.

Et je suis également, depuis peu, chevalier de l'école d'Helgire.

Cela en revanche ne laissait aucun doute. Le pommeau de son épée dépassait de son épaule gauche, or il n'y avait que de rares castes qui portaient leur épée dans le dos, les chevaliers d'Helgire en faisaient partis. De plus, sur ce même pommeau, on pouvait voir l'insigne de l'armée du Duc, ajouté à cela la précieuse cotte de mailles et l'armure d'acier que portait Nalec. Le soldat qui parlait au chevalier leva haut les sourcils, et se tourna vers les autres en quête d'une réponse à la question qui ne sortait pas de sa bouche. Finalement un homme se leva et marcha en direction du chevalier, qui vit sur ses épaulières les insignes du grade de capitaine.

Je suis le sous lieutenant Zalton, c'est moi qui dirige ce groupe.Dit-il en prenant ses responsabilités.
Quels sont vos ordres?Demanda Nalec, toujours aussi calme.
Securiser les fermes.
Et dans les détails?
Il n'y a pas plus.Affirma t-il immédiatement. Il avait la machoire carré et le dos bien droit. Nalec reconnut un vétéran.

Sans dire un mot de plus, Nalec acquiesça et partit vers le regroupement de batiments en face de lui, laissant les soldats à leurs propres reflexions. Le chevalier pénétra dans le vaste cercle de batisses qui composaient le village fermier. Il n'y avait pas la moindre palissade, alors que le village de Rivellon possédait un mur solide, haut de quatre mètres. La protection était inexistante, ce qui fit pousser un soupir au chevalier. Il alla parler à une femme occupée à puiser de l'eau dans le puit, et apprit d'elle que les soldats étaient inactifs depuis qu'ils étaient arrivés, il y a une semaine.

Certains escortaient les fermiers de Rivellon jusqu'ici, mais hormis ce service occasionnel, il ne patrouillait pas, et ne chassait pas les gobelins. Il apprit également que les gobelins s'étaient enfoncés loin dans les terres agricoles, et que certains garçons de ferme étaient morts. Quand il demanda pourquoi ils cultivaient encore les champs, elle répondit.


C'est ça ou mourir de faim dans trois mois.

Nalec acquiesça et partit faire le tour des fermes. A l'intérieur du cercle, il trouva de nombreuses bassecours et des étables où étaient parqués le bétail, malgré le beau temps. Les fermiers ne pouvaient plus se permettre de laisser le bétail en liberté, dans les champs, à cause des ennemis de toute nature. A l'extérieur des fermes, les champs s'étendaient sur des kilomètres, mais à cause de la forêt et du relief, Nalec ne pouvait en voir qu'une petite partie. Il apprit d'un jeune garçon qu'il y avait autrefois une église dans la vallée, mais les bandits avaient lancé une embuscade durant une fête en l'honneur de Yavanna, bruler l'église et tuer de nombreux villageois.

Tandis que le jeune homme examinait le relief, à la recherche de repères, telle que cette église, il remarqua une légère fumée s'élevant de la crête en face de lui. Son intuition, ainsi que son observation des soldats présents, l'alertèrent. Il sut en son coeur, qu'il s'agissait d'un feu ennemi. Il trotta vers l'Ouest et tenta de grimper jusqu'au sommet de la crête avant de s'approche du feu. Il marchait avec plus de précautions que nécessaire, mais il ignorait le nombre d'ennemis présents.

Soudain il entendit un son qu'il ne reconnut pas, comme un caquètement, ou une série de claquement de langue. Il controla sa respiration et avança le plus discrètement possibles, jusqu'à découvrir ce qu'il redoutait.


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MessageSujet: Re: Nalec, troisième fils du comte de Pilmaldur   Mer 5 Aoû - 23:57

A moins de 20 mètres, il distinguait trois silhouettes, qu'il ne pouvait pas confondre avec celle d'un humain. Trois gobelins se trouvaient là, s'agitant autour d'un petit feu de camp au dessus duquel était suspendu une petite casserole en étain. Nalec jura dans sa barbe. Leur campement se trouvait à deux cents mètres seulement des fermes. Leur audace était incroyable, pour ne pas dire insultante. Le chevalier n'avait pas d'arc, mais on lui avait appris comment agir dans ce genre de situation.

Il resta le dos collé à l'arbre, et tira l'épée silencieusement. Puis il attendit, fermant parfois les yeux. Il était tout oreille. On lui avait appris à refouler la peur et l'hésitation, à agir et penser comme si sa vie n'en dépendait pas. Lorsqu'il perçut aux sons qu'il percevait, qu'un seul ennemi était proche de lui, il bondit hors de sa cachette et chargea en poussant un cri, destiné à effacer sa propre peur et à la transférer à ses ennemis. Son ennemi poussa un cri de surprise mêlè de peur en guise de réponse. L'épée s'abattit tandis que le gobelin reculait, le réduisant au silence, à terre.

C'était à nouveau un deux contre un. Le chevalier avait déjà combattu ce jour même, mais il ressentait aucune fatigue, que ce soit le combat précédent, ou la dureté du voyage. Il avait en face de lui des ennemis mortels, des ennemis déterminés à le vaincre lui et à tuer tous les hommes se mettant sur leur route. Il avait la rage au ventre. Ses deux adversaires restants sortirent leurs armes. Ils étaient nus, à l'exception des fourreaux. Nalec couru et donna un coup d'épée dans une des branches soutenant le chaudron. Il espérait renverser son contenu sur l'un des gobelin, mais à la place ne fit qu'éteindre le feu, avec force de grésillement. Les gobelins l'attaquèrent en même temps et Nalec para leurs assauts avec l'épée et le bouclier. Il fit plusieurs demi tour sur lui même qui déstabilisèrent ses assaillants, le chevalier fut surpris quant à lui, de leurs maladresses. Ils se gênaient et faisaient de grands gestes avec leurs lames, sans se défendre correctement. Le chevalier profita d'une esquive pour attaquer de la pointe de l'épée et ouvrir une entaille à l'épaule du gobelin le plus proche. Le second gobelin reprit la bataille avec frénésie, obligeant Nalec à reculer. Mais quand le chevalier remarqua que l'autre n'était pas revenu à l'assaut, il contre attaqua et éventra son ennemi.

Ce ne fut que lorsqu'il fut à terre, que le chevalier comprit que le gobelin blessé s'enfuyait. Sans arme de jet, Nalec ne pouvait espérer le rattraper sans suer à grosses gouttes. Et il ne voulait pas courir sans pouvoir se repérer ou tomber par hasard sur d'autres gobelins. Il acheva le premier gobelin, découpa les deux têtes, et retourna à Rivellon.

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MessageSujet: Re: Nalec, troisième fils du comte de Pilmaldur   Sam 5 Sep - 14:31

Les têtes tombèrent deux fois de ses mains glissantes avant d'arriver au village. Il remarqua que les premières têtes qu'il avait jeté avaient été enlevé. Il ne sut par qui ou pourquoi. Il jeta dans un geste rageur les deux autres, sous les yeux des gardes présents. Tous le regardaient. Les deux gardes à l'entrée, ceux sur le mur d'enceinte et ceux devant la caserne. Nul ne pouvait ignorer le sous entendu cinglant qui planait dans les airs. Regardez, voici ce que j'ai accompli en une journée ici, voici ce dont je suis capable, et vous, pourquoi portez vous des épées?

Le chevalier se dirigea vers l'auberge et pénétra à l'intérieur. Arrivé à la grande salle, ses sens repérèrent immédiatement un homme de grande stature, largement appuyé sur une table qu'il occupait seul. Il portait un équipement militaire et semblait se morfondre, une bière dans la main. Nalec le repéra immédiatement, avec ses bras puissants et son cou de taureau. Il l'observa en passant et commanda un repas au tavernier avant de monter à l'étage se changer. Il voulut redescendre une fois déchargé du poids de son armure et de ses armes, mais se rappelant sa mauvaise fortune d'il y a deux jours avec les soldats ivres, il décida de prendre son épée.

Il mangea seul, sentit quelques regards, et monta se coucher sans un mot. Le lendemain matin, Nalec sentit des courbatures dans ses jambes et ses épaules. Il voulut se reposer jusqu'à midi, mais son sens du devoir le força à se lever et à se laver. Il descendit dans la salle principale, sans armure mais avec son épée dans le dos. Le gros guerrier était toujours là, à la même place, avec les mêmes vêtements. Nalec sortit après avoir pris un repas, il ne voulait pas retourner à l'extérieur du village, il savait ce qu'il y avait à savoir. Les gardes étaient inactifs, ne sortaient presque pas du village ou des fermes, seulement pour escorter les villageois d'un lieu à un autre. Les gobelins étaient nombreux, et partout. Pour le chevalier il était évident qu'il fallait nettoyer les abords des habitations, mais comment convaincre les soldats de le faire avec lui. Et puis c'était sans compter avec la petite armée de criminels, qui avaient déjà vaincu les soldats de Pilmaldur une fois.

Le chevalier visita le village. Il y avait de nombreuses habitations, et de nombreux artisans. Il croisa un boucher, un forgeron, un moulin, une église, un charpentier et même un tailleur de pierre. Le reste des habitations devaient appartenir aux mineurs, dont aucun ne pouvait sortir du village sans risquer sa vie. Ils étaient donc tous au village, inactifs eux aussi. Nalec rencontra également un herboriste, à qui il acheta quelques onguents, car lui même n'avait plus rien de la sorte. Soudain, il aperçut un éclat brillant. Près de la grande porte, se tenait un chevalier, dans une imposante armure dorée, avec une épée large dans le dos.

Excité de découvrir un autre chevalier dans ce village, Nalec pressa le pas. Il entendit une dispute, visiblement le chevalier et l'un des soldats de la garde avait un désaccord. Le soldat avait une allure misérable avec son armure usé face au chevalier. Il se prénommait Richard, et avait un parler noble. Mais il invectivait le soldat et lui donnait des noms rabaissant. Ils semblait se disputaient à propos d'une dette envers un marchand, que Richard défendait. Nalec attendit patiemment qu'ils aient fini, comme beaucoup d'autres, il observait la scène en silence. Finalement Richard menaça du poing le soldat, qui lui donna sa bourse à contrecœur.

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